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Les répliques de Tebboune aux adversaires de l’Algérie en France

Le président Tebboune a recadré les détracteurs de l’Algérie sur son histoire, la liberté de la presse et la situation des chrétiens dans le pays. L’allusion aux adversaires du pays en France est claire.

Les répliques de Tebboune aux adversaires de l’Algérie en France
Tebboune recadre les adversaires de l'Algérie en France / Photo : Facebook رئاسة الجمهورية الجزائرية pour TSA
Riyad Hamadi
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Survenant dans un contexte d’attaques et de contrevérités distillées outre-mer notamment de la part de l’extrême droite française sur l’Algérie, l’entrevue du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avec des médias nationaux, diffusée samedi 2 mai, a été l’occasion d’adresser quelques répliques et de remettre les choses à leur place.

La première mise au point a trait à l’histoire de l’Algérie que certains ont tenté de limiter à la période coloniale. Ce que la dernière visite du Pape Léon XIV a permis de démentir de manière cinglante.

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Le pape a “mis fin au mythe de l’ancien colonisateur prétendant avoir été à l’origine de la création de l’Algérie” et a mis en évidence “l’enracinement historique de l’Algérie, qui remonte à Saint-Augustin et bien avant”, a souligné le chef de l’État qui n’a cité personne, mais l’allusion est claire à l’extrême droite et à la droite en France.

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« L’Algérie n’a jamais persécuté les autres religions »

Les milieux hostiles à l’Algérie ne voulaient pas de cette visite et on comprend mieux pourquoi. Outre ce ”mythe” de l’Algérie “créée par le colonialisme français” qui a volé en éclats, le séjour de Léon XIV en Algérie, du 13 au 15 avril, a été l’occasion de démentir un mensonge longtemps ressassé sur une prétendue persécution des libertés religieuses en Algérie.

La visite a permis de “lever beaucoup d’équivoques”, et a permis de replacer l’Algérie dans sa sphère méditerranéenne. L’Algérie est certes un pays musulman, “mais qui n’a jamais persécuté les autres religions”.

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Tout cela, Léon XIV le sait, tout comme “il est au courant de ce qui se passe en Algérie”, à savoir que le tiers de la population est sur les bancs des écoles et des universités, que le taux de femmes algériennes diplômées de l’enseignement supérieur est le plus élevé de l’espace Méditerranéen. Le pape sait aussi, a souligné le président, que certains tentent de “coller des problèmes fictifs” à l’Algérie. Le chef de l’Etat a assuré que Léon XIV ne lui a transmis aucun message particulier.

Liberté d’expression et cinquième colonne

Outre les contrevérités sur les libertés religieuses, l’Algérie est aussi attaquée sur la liberté d’expression, comme par exemple à travers l’affaire Boualem Sansal ou encore la dernière condamnation de Kamel Daoud dans l’affaire l’opposant à une victime du terrorisme.

“Certains relais de la cinquième colonne se croyaient protégés par des parties étrangères qui les instrumentalisaient pour diviser la société”, mais ils “ont fini par comprendre qu’ils s’étaient fourvoyés sans qu’aucune partie ne puisse les protéger”, a répliqué le président de la République.

Abdelmadjid Tebboune a rappelé d’une part, qu’il s’est engagé devant le peuple algérien lors de sa prestation de serment à « combattre quiconque oserait porter atteinte à l’unité nationale ou à l’une des composantes de l’identité nationale”, et d’autre part que la loi algérienne « interdit la réouverture des dossiers du passé douloureux », en référence à la loi sur la réconciliation nationale qui criminalise l’instrumentalisation des évènements de la décennie de terrorisme dans les années 1990.

« L’Algérie n’hypothèquera ni son indépendance ni ses richesses »

La liberté d’expression est « garantie » en Algérie, dans la « limite du respect de l’autre, et des lois » de la République, des « composantes de l’identité nationale » et des « traditions de la société », et “à condition aussi que les idées exprimées soient celles de leurs auteurs et non pas des idées dictées par d’autres parties”, a-t-il dit.

La justice algérienne est libre et elle a pour mission de lutter contre  “l’injure et la diffamation”, a soutenu Tebboune.

Et contrairement à ce qui se distille, l’intervention de cette même justice dans des affaires liées à l’expression des opinions se limite à des cas rares.

L’autre mise au point adressée par le président de la République est destinée à ceux que l’attachement de l’Algérie à sa souveraineté économique et politique semble déranger.

Abdelmadjid Tebboune a réitéré sans ambages son refus d’hypothéquer l’indépendance de l’Algérie ou ses richesses, « qui appartiennent exclusivement aux Algériens ». « L’Algérie n’acceptera jamais l’installation d’une base militaire étrangère sur son territoire », a-t-il réaffirmé. A noter aussi cette vérité rappelée à certains Etats occidentaux qui s’érigent en donneurs de leçons de démocratie qu’ils ne se gênent pas de bafouer chez eux lorsqu’il s’agit de réprimer les voix qui expriment leur soutien au peuple palestinien.

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