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Deux ingénieurs algériens inventent une station solaire mobile

Deux ingénieurs algériens de Cherchell (Tipaza), Djamel Bachiri et Djamel Fodhil, ont fabriqué une station d’énergie solaire mobile, avec des panneaux rétractables et transportables en toute facilité.

Dotée d’un générateur d’électricité, cette station solaire mobile est destinée à être utilisée dans diverses circonstances, notamment en cas de catastrophe naturelle.

Les ingénieurs ont obtenu en février dernier un brevet de l’Institut national algérien de la propriété industrielle (INAPI) pour leur création sous le titre de “Station d’énergie solaire mobile”.

Dans des déclarations au média Attaqa.net, les deux ingénieurs algériens ont décrit leur machine comme “un système d’énergie solaire mobile équipé d’environ six panneaux solaires, qui sont pliables pour se transformer en une petite boîte qui peut être facilement transportée et déplacée au moyen de roues”.

L’appareil est également équipé d’un transformateur pour convertir l’alimentation du courant continu 24 volts en courant alternatif 220 volts, en plus d’un régulateur solaire pour protéger les batteries pendant les opérations de charge et de décharge, d’un système de protection composé de 4 disjoncteurs et de deux batteries en série pour stocker l’énergie. Ces batteries peuvent stocker environ 3,6 kW.

La facilité de son transport permet son utilisation dans de nombreux domaines comme l’agriculture avec l’irrigation, l’arrosage et les puits, dans l’industrie pétrolière en fournissant par exemple de l’électricité dans des forages pétroliers isolés ou bien dans la vie de tous les jours”, expliquent les deux ingénieurs.

Solaire : nouvelle invention en Algérie

Selon les deux ingénieurs algériens, l’apport principal de cette station est de permettre d’avoir de l’électricité pendant des accidents, pannes ou catastrophes naturelles en remplacement des groupes électrogènes fonctionnant au diesel ou à l’essence qui sont “plus polluants, peu sûrs et moins pratiques”.

Le coût de production de ce premier modèle avoisine les 320.000 DA, mais les inventeurs algériens insistent pour dire que ”ce n’est qu’un modèle encore perfectible qui a encore besoin de soutien pour s’améliorer”. Ils proposent même de le mettre à disposition des autorités publiques pour “le généraliser et pour que le plus grand nombre puisse en profiter”.

Les deux ingénieurs algériens ont enfin tenu à souligner toutes les difficultés rencontrées pour concrétiser leur projet, notamment le manque de pièces détachées en Algérie. De ce fait, ils ont dû fabriquer eux-mêmes les pièces manquantes.

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