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Dialogue avec les médecins résidents : Bouhadja fait machine arrière

Dans le bras de fer opposant les résidents au ministère de la Santé, l’APN n’a aucunement l’intention de jouer un rôle de médiateur. 24 heures après sa rencontre avec le Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra), Said Bouhadja, a tenu à clarifier sa position afin, dit-il de lever « tout équivoque ».

« Je ne peux pas me substituer à la tutelle et lancer un dialogue avec les médecins résidents », assure le président de l’APN au cours d’une plénière tenue ce mardi 13 février.

Quel était alors le but de sa rencontre avec  les représentants des protestataires qui ont réussi à tenir un sit-in hier matin devant la chambre basse du parlement ?

Bouhadja reconnait à demi-mot avoir agi sous la pression des parlementaires et plus précisément d’un groupe parlementaire : « La  rencontre a été tenue pour satisfaire la demande d’un groupe parlementaire », a-t-il avoué.

Il s’agit selon nos sources des députés du Parti des travailleurs, soutenus par les élus MSP. Ces députés se sont mêlés hier à la foule pour discuter avec les résidents sous le regard des services de sécurité déployés en force, lors de la manifestation.

Bouhadja a rappelé qu’un dialogue a été engagé par la tutelle. L’APN, a-t-il ajouté, qui est une institution de l’État « ne peut dépasser ses prérogatives ». « Nous ne disposons ni d’informations ni de moyens matériels pour prétexter engager un dialogue avec les résidents ».

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