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Doualemn : nouveau rebondissement dans l’affaire de l’influenceur algérien

L’influenceur algérien Doualemn vient de perdre une nouvelle bataille judiciaire en France. Son expulsion se rapproche.

Doualemn : nouveau rebondissement dans l’affaire de l’influenceur algérien
Lynda Hanna
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Nouveau rebondissement dans l’affaire de l’influenceur algérien Doualemn que le ministre de l’Intérieur français Bruno Retailleau veut renvoyer en Algérie. Le ressortissant algérien a épuisé presque tous ses recours et demeure expulsable après le rejet de son recours par le conseil d’État. La décision n’est toutefois pas définitive. Les juges devront se prononcer en appel sur le fond de l’affaire.

Boualem N., 59 ans, est un agent de nettoyage et un influenceur connu sur Tik-Tok sous le pseudonyme de Doualemn.

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Il est dans la tourmente depuis début janvier dernier, lorsqu’il a été signalé pour une vidéo diffusée sur le réseau social dans laquelle il a lancé des “appels à la violence”.

Interpellé à Montpellier, il a été expulsé vers l’Algérie le 9 janvier, mais les autorités algériennes, estimant qu’il n’a pas pu exercer ses droits au recours, l’ont refoulé vers la France. 

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Le lendemain, Bruno Retailleau a accusé devant, les médias, l’Algérie de “chercher à humilier la France”. L’affaire s’est alors transformée en long feuilleton judiciaire et politique, contribuant à aggraver la crise entre l’Algérie et la France. 

Le 6 février, le tribunal de Melun a rejeté son arrêt d’expulsion. Jugé le 24 février, Douanlemn a écopé d’une peine de 5 mois avec sursis. 

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L’influenceur algérien Doualemn demeure expulsable de France 

Le ministre de l’Intérieur n’a pas lâché l’affaire et a obtenu le 12 mars, de la commission des expulsions de l’Hérault, l’aval pour éloigner Boualem N. du territoire français. 

L’influenceur algérien a été interpellé le 20 mars à Montpellier au cours d’une opération qui a mobilisé d’importantes forces de police et placé en centre de rétention administrative en vue de son expulsion. 

Une semaine auparavant, le 14 mars, il avait contesté la décision de la commission des expulsions de l’Hérault en interjetant un référé liberté. Celui-ci a été rejeté le 25 mars par le tribunal administratif de Paris, qui a estimé que les conditions pour prononcer la suspension de l’expulsion n’étaient pas réunies. 

Une décision confirmée ce mardi 8 avril par le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative en France qui a jugé que le rejet de son recours contre son expulsion n’est affecté “d’aucune irrégularité ni erreur de droit”.

France : une dernière chance pour Doualemn

Boualem N. est présent depuis 45 ans en France, pendant 30 ans sans papier puis pendant 15 ans en situation irrégulière. Le conseil d’Etat a toutefois rejeté tous ses arguments pour pouvoir rester en France,  estimant que son  expulsion ne porte pas une atteinte “manifestement disproportionnée à son droit d’une vie privée et familiale normale (…) et à sa liberté d’aller et venir”. 

La défense a dénoncé “un tournant répressif très grave”, indiquant que Doualemn “subit les conséquences des lois xénophobes de ces dernières années”. “Le ministre de l’Intérieur a toute latitude pour choisir ses cibles, créer des contextes anxiogènes et réprimer”, a accusé l’avocat Marie David Bellouard. 

Boualem N. dispose encore d’une chance. Les juges devront se prononcer en appel sur le fond. 

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