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Enquête pour corruption sur Ultra Electronics en Algérie : la SGSIA se défend et réplique

Le groupe britannique Ultra Electronics est visé par une enquête du Serious Fraud Office (SFO), chargé de lutter contre la délinquance financière au Royaume-Uni, pour « corruption présumée dans la conduite de ses affaires » en Algérie.

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Ce jeudi, son représentant en Algérie, Adel Khalef a chargé la Société de gestion des services et des infrastructures aéroportuaires (SGSIA), qui gère l’aéroport d’Alger. L’affaire a éclaté après que le groupe britannique ait perdu un contrat avec la SGSIA.

Contactée par TSA, une source proche de cette société a réagi en affirmant que “l’enquête lancée en Grande-Bretagne sur les activités d’Ultra Electronics en Algérie ne peut pas concerner la SGSIA pour la simple raison qu’aucun marché n’a été signé entre les deux parties ».

“La SGSIA n’est concernée ni de près ni de loin dans cette affaire”, assure notre source.

Les accusations de tentative d’extorsion sont le fait d’un intermédiaire « qui chercherait à régler ses comptes » pour n’avoir pas pu obtenir des marchés par des moyens détournés, réplique notre source.

Le groupe chinois CESCEC, en charge de la réalisation clés en main de la nouvelle aérogare d’Alger, s’occupe de “toute la sous-traitance” du projet, ajoute notre source, expliquant que l’entreprise chinoise propose quelques prestataires à la SGSIA qui tranche pour la meilleure offre technique. L’aspect financier est donc du seul ressort des Chinois, selon notre source.

“Si j’ai bien compris, Ultra Electronics est visé par une enquête pour corruption en Algérie”, explique notre source.

Elle ajoute que Ultra Electronics n’est pas leader mondial dans l’installation des logiciels aéroportuaires et n’est pas spécialisée dans le domaine, tandis que celle qui a été choisie (la société SITA) pour la fourniture du logiciel de la nouvelle aérogare d’Alger équipe les plus grands aéroports d’Europe.

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