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Épilogue ce mardi du procès de Drareni, Hamitouche et Benlarbi

Épilogue ce mardi du procès de Drareni, Hamitouche et Benlarbi

C’est ce mardi 14 septembre que la Cour d’Alger rendra son verdict dans le procès en appel du journaliste Khaled Drareni et des militants Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche.

Ce lundi, de nombreux journalistes ont organisé un nouveau rassemblement de soutien à leur collègue à la maison de la presse Tahar-Djaout d’Alger. C’est la quatrième action du genre en trois semaines.

Le procès s’est tenu mardi 8 septembre, et le parquet avait requis contre eux quatre ans de prison ferme et une amende de 50 000 dinars. En première instance, devant le tribunal de Sidi M’hamed (Alger), Drareni avait été condamné le 10 août à 3 ans de prison ferme, tandis que ses deux co-inculpés avaient écopé de deux ans de prison dont quatre mois fermes. Les trois avaient été arrêtés le 7 mars au cours d’une marche à Alger.

Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche ont été incarcérés le 10 mars puis remis en liberté le 2 juillet.  Quant à Drareni, qui était sur les lieux, selon sa défense, pour faire son travail de journaliste, c’est-à-dire couvrir la marche, il a été dans un premier temps placé sous contrôle judiciaire puis incarcéré fin mars.

Lorsque Benlarbi et Hamitouche ont été remis en liberté le 2 juillet, Drareni n’a pas été touché par la mesure alors que, ont encore relevé ses avocats, il est poursuivi dans la même affaire et pour les mêmes chefs d’accusation. Les deux militants ont donc comparu libres à leurs procès (première instance et appel), tandis que Drareni est en détention depuis près de six mois.

Six mois pendant lesquels la corporation des journalistes, les avocats et de nombreuses organisations de la société civile ont multiplié les actions pour réclamer sa libération.

Ce lundi 14 septembre, soit à la veille de l’annonce du verdict, ils ont été nombreux à prendre part au rassemblement de soutien organisé à la maison de la presse. C’est le quatrième lundi de suite que les journalistes organisent une telle action pour appeler à la libération de leur collègue. Pour eux, les avocats et tous ceux qui appellent à sa libération, Drareni n’a fait qu’exercer son travail de journaliste.

De nombreuses actions de solidarité

La Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH) a appelé dimanche 13 septembre à sa « libération immédiate », estimant que sa détention est « un affront aux droits de l’Homme ».

« Khaled Drareni est à son sixième mois de détention alors qu’il n’a fait qu’exercer ses droits aux libertés d’expression et de la presse », a indiqué l’organisation dans une déclaration rendue publique.

Des actions de solidarité ont eu lieux même à l’étranger. Le 3 mai dernier, à l’occasion de la journée internationale de la liberté de la presse, 29 journalistes du monde entier, dont le fondateur et directeur de Mediapart, Edwy Plenel, avaient réclamé dans un message vidéo la libération de Khaled Drareni.

Lundi 7 septembre, des journalistes français, parmi lesquels de grands noms de la télévision, ont observé un rassemblement devant l’ambassade d’Algérie à Paris pour appeler à la remise en liberté du journaliste algérien. 

Le même jour, des dizaines de journalistes tunisiens se sont rassemblés pour le même motif devant le siège de leur syndicat à Tunis, dont la façade principale était recouverte depuis plusieurs jours d’un immense portrait du journaliste. Enfin, vendredi 12 septembre, les comités de soutien à Khaled Drareni ont réclamé sa libération « immédiate » en raison de son état de santé « particulièrement préoccupant », selon un communiqué de Reporters sans frontières (RSF).

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