
L’Algérie poursuit la traque des fonds détournés et transférés vers l’étranger et multiplie les efforts en vue de leur restitution. Le ministre de la Justice a fait un état des lieux des démarches effectuées par l’Algérie dans ce sens. Des actions qui ont permis la récupération de plusieurs biens et fonds, a-t-il dit, sans toutefois en préciser la valeur.
S’exprimant dimanche 20 juillet à l’ouverture d’une journée africaine sur la lutte contre la corruption organisée à Alger, Lotfi Boudjemaa a révélé que, dans le cadre de ses efforts visant à “tracer, geler et confisquer les revenus criminels”, l’Algérie a adressé 335 demandes d’entraide judiciaire internationale à 32 pays, sous forme de commissions rogatoires internationales.
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Biens détournés : 53 demandes de récupération adressées à 11 pays
Les réponses reçues varient d’un pays à l’autre, a-t-il précisé. Le garde des Sceaux a en outre fait état de 53 demandes pour la récupération d’avoirs auprès de 11 pays, dont un pays africain. Selon le ministre, ces efforts font l’objet d’un suivi continu de la part des autorités judiciaires et de la commission nationale d’experts chargée de la récupération des fonds détournés vers l’étranger.
Le ministère de la Justice, a poursuivi Boudjemaa, multiplie les rencontres périodiques par visioconférence avec les représentants des pays sollicités, en plus du déplacement d’une délégation de la commission d’experts dans ces pays. Parallèlement, l’Algérie intensifie les démarches diplomatiques afin de sensibiliser les représentants des pays concernés.
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S’agissant des obstacles rencontrés, Lotfi Boudjemaa a cité la complexité des procédures judiciaires des États concernés et la multiplicité des intervenants, entre autorités judiciaires et instances diplomatiques.
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