
La préfecture des Yvelines en Île-de-France a interdit le rassemblement du MAK ce dimanche 14 décembre au Palais des Congrès de Versailles pendant lequel ce mouvement terroriste devait proclamer l’indépendance de la Kabylie. La préfecture a invoqué des raisons de sécurité.
Cette décision survient dans un contexte de reprise du dialogue entre Alger et Paris après plusieurs mois de quasi-rupture des relations entre les deux pays. Elle a suscité de nombreuses réactions de soulagement sur les réseaux sociaux.
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Le mouvement présidé par l’ex-chanteur Ferhat Mehenni, qui s’est autoproclamé représentant de la Kabylie, a annoncé avoir introduit un recours au niveau de la justice pour faire annuler la décision préfectorale.
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Qui a mandaté le MAK ?
En Algérie, de nombreuses voix ont pris position contre l’aventure séparatiste du Mak dont le projet sécessionniste a provoqué une levée de boucliers inédite.
Le FFS, le RCD et le PT, trois partis qui sont bien implantés en Kabylie, ont réitéré leur attachement à l’unité de l’Algérie. Amrane Aït Hamouda, le fils du colonel Amirouche, l’un des héros de la guerre de libération nationale, a traité son ancien compagnon de route dans la lutte pour la reconnaissance de Tamazight, Ferhat Mehenni de traître.
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Samedi à Béjaïa, les maires de cette wilaya ont unanimement dit non au Mak et son projet sécessionniste qui bénéficie du soutien de forces étrangères hostiles à l’Algérie. De son côté, le président de la JSK et ancien président d’une branche Mouvement culturel berbère (MCB), El Hadi Ould Ali, a condamné la « dérive dangereuse » du Mak qui a été classé mouvement terroriste en Algérie en 2021.