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France : scènes de guérilla entre Tchétchènes et Maghrébins à Dijon

France : scènes de guérilla entre Tchétchènes et Maghrébins à Dijon

La ville française de Dijon est au centre de tensions communautaristes, ces quatre derniers jours, opposant des gangs tchétchènes et maghrébins.

À l’origine du conflit, l’agression suspectée d’un jeune homme tchétchène de 16 ans, par des personnes d’origine maghrébine, ceci a entraîné une grande mobilisation des membres de la communauté tchétchène dans une expédition punitive.

 

 

 

 

« Nous étions une centaine [dans la nuit de vendredi à samedi], venus de toute la France, mais aussi de Belgique et d’Allemagne (…). Nous n’avons jamais eu l’intention de saccager la ville ni de nous en prendre à la population », a expliqué un Tchétchène cité par Le Monde, confirmant que l’expédition visait à venger un « jeune de 16 ans », membre de la communauté tchétchène, qui aurait été « agressé » par des dealers.

« Il s’agit d’une dérive communautariste et raciste, avec une expédition punitive de Tchétchènes, une vengeance, sur des membres de la communauté maghrébine, qui auraient agressé un jeune homme, peut-être dans le cadre d’une affaire de trafic de drogues », a expliqué le procureur de Dijon Éric Mathais.

« Puisque la justice passe trop tard et que la police n’a pas les moyens de son action, la communauté tchétchène est venue faire respecter elle-même son droit », a déclaré le maire de Dijon, François Rebsamen. « On n’est plus en République quand ça se passe comme ça », a-t-il estimé sur les ondes de BFM TV.

 Emmanuel Macron réagit aux affrontements de Dijon

Dans ce contexte, le président français Emmanuel Macron a demandé au ministère de l’Intérieur d’expulser les Tchétchènes interpellés suite aux affrontements observés ces derniers jours à Dijon. Le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a quant à lui promis « une réponse extrêmement ferme » des autorités, annonçant qu’il y aura ce mardi soir à Dijon « deux unités de force mobiles », soit près de 150 fonctionnaires ou militaires de la gendarmerie en plus des effectifs locaux.

« Je veux passer un message très clair aux voyous que nous avons vu exhiber des armes, aux individus qui sont venus commettre ici des violences à Dijon : notre réponse sera extrêmement ferme », a déclaré M. Nuñez en marge d’une visite à Dijon effectuée ce mardi.

« Notre pays sombre dans le chaos ! Que fait Christophe Castaner ? Des bandes se livrent une guerre ethnique, arme automatique à la main. Voilà, en toute clarté, la réalité de l’ensauvagement », a dénoncé pour sa part, hier lundi, Marine Le Pen, présidente du parti d’extrême droite Rassemblement national.

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