
Fatiha Keloua Hachi quitte le Parti socialiste. La députée d’origine algérienne de la Seine-Saint-Denis a annoncé sa décision vendredi 6 novembre dans un communiqué, et expliqué les raisons de son départ. « C’est ainsi avec une profonde tristesse, mais sans amertume, que je quitte un parti dont je ne partage plus l’orientation politique », a-t-elle dit.
La victoire de Raphaël Glucksmann à la primaire socialiste pour l’élection présidentielle de 2027 a joué un rôle clé dans la décision de la députée socialiste.
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« La période exige de la cohérence. Parce que je suis une femme de gauche, d’une gauche populaire et radicale, je décide aujourd’hui de quitter le Parti socialiste. Mon devoir est de tenir une position claire vis-à-vis de celles et ceux que je représente », a-t-elle expliqué d’emblée pour expliquer sa rupture du PS, près de 20 ans après avoir adhéré à ce parti en 2007 pour donner une « incarnation partisane » à son combat contre le racisme et les inégalités.
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Fatiha Keloua Hachi : la France compte « neuf millions de pauvres »
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Dans une France confrontée à une « explosion des inégalités neuf millions de pauvres » depuis l’arrivée au pouvoir du président Emmanuel Macron il y a dix ans, Fatiha Keloua Hachi fait un constat sans appel : le Parti socialiste « n’a pas su incarner un débouché politique aux colères et revendications des classes populaires. »
Et la primaire socialiste pour la présidentielle de 2027, qui a été remporté par Raphaël Glucksmann, a renforcé cette conviction. « L’organisation d’une primaire payante, avec une participation fixée à 15€, en est la triste illustration », dénonce-t-elle.
Pour cette parlementaire, le résultat de la primaire a acté un « repositionnement politique du Parti socialiste. »
Fatiha Keloua Hachi quitte le PS « sans claquer la porte » et tout en restant de gauche. « Je crois en une gauche capable de protéger et d’améliorer la vie des personnes les moins favorisées, d’enrayer la paupérisation des classes moyennes et de réduire les inégalités. Une gauche qui ne transige pas avec les libéraux qui, eux, protègent le capital. Une gauche qui fait naître l’espoir. »