
Sans crier gare, les prix des fruits et légumes ont pris l’ascenseur du jour au lendemain. Impuissants, les consommateurs font face à une flambée sans précédent. Pomme de terre, carotte, navet, laitue, tomate, courgette, betterave, haricot vert, raisin, bananes… Face à cette flambée, le président Abdelmadjid Tebboune a réagi ce samedi 3 octobre.
Rien n’échappe à cette hausse vertigineuse, y compris les fruits et légumes de saison, atteignant des seuils qui pèsent lourdement sur le budget des ménages. Petit tour au marché pour un constat des plus alarmants.
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À Alger, aux marchés Ferhat Boussaad, Réda Houhou ou celui de Birkhadem, la même scène se répète. Des citoyens sillonnent les travées sans rien acheter.
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Fruits et légumes : une flambée qui inquiète
Légumes et fruits sont présents à profusion sur les étals, mais leur prix donne envie de prendre la poudre d’escampette. Pomme de terre : 130 DA, haricot vert : entre 380 et 400 dinars, tomate : entre 170 et 200 DZD, carotte : 200 DA, navet : 250 DA, concombre : 150 DA, chou-fleur : 350 dinars, laitue : 300 DA, fenouil : 250 dinars, poivron : 180 dinars, oignon : entre 100 et 120 dinars, courgette : 250 DA, pomme : 700 DA…
Quant à la banane, après une éclipse qui a fait couler beaucoup de salive, la voilà qui repointe le bout du nez chez certains commerçants avec un prix indécent : entre 1000 et 1300 DA. Ce fruit exotique a même atteint, il y a quelques jours, la somme de 2300 dinars le kg à Alger.
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La banane n’est pas indispensable à notre alimentation, mais les autres légumes si, à l’instar de la pomme de terre, pilier de l’alimentation familiale, et produit de première nécessité qui a atteint le prix exorbitant de 130 da le kilo.
Signe des temps, on achète désormais par unité : une courgette, deux carottes, trois pommes de terre pour faire bouillir la marmite du jour. Fini les couffins remplis à ras bord, à moins de débarquer au marché avec un portefeuille bien garni et de repartir avec des clopinettes.
Avec ces augmentations inexpliquées, ce ne sont pas seulement les ménages les plus modestes qui sont impactés ; la classe moyenne peine également à joindre les deux bouts et à faire face aux dépenses quotidiennes.
« Même avec un salaire de 140 000 DA par mois, je n’arrive plus à subvenir correctement aux besoins de ma famille », fulmine un citoyen.
Manger ou tomber malade, il faut choisir !
Une femme s’insurge : « Impossible d’affronter la vie, surtout avec cette hausse subite des fruits et légumes qui coïncide avec la rentrée scolaire, période budgétivore. »
Commerçants et grossistes se rejettent la balle : « Ce n’est pas de notre faute », nous lance un vendeur de légumes. « Tout se joue au marché de gros où les prix flambent. On est obligé de prendre notre marge pour vivre, nous aussi ».
Viandes blanches, passez votre chemin
Cette flambée vertigineuse a également touché les viandes blanches. Du jour au lendemain, le kilo de poulet a grimpé de 350 DA à 600 DA le kilo. L’escalope de poulet a fait un bond jusqu’à atteindre 1200 da le kilo.
Autre constat : de nombreux commerçants n’affichent pas les prix de leur marchandise. Pourtant, la loi impose aux vendeurs d’indiquer les prix sur tout produit sans que le client ait à le demander.
Ces hausses spectaculaires suscitent incompréhension et inquiétude des citoyens. Elles relancent le débat sur le pouvoir d’achat et les mécanismes de régulation des prix.
Hausse des prix : Tebboune met hors de cause les agriculteurs
Face à ces envolées brutales des prix, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a réagi dans son entrevue périodique avec les médias nationaux. Dans un extrait vidéo publié par la Présidence de la République, il a épargné les agriculteurs.
« La plupart des agriculteurs ne sont pas responsables du niveau atteint par les prix, mais quiconque en est à l’origine doit en assumer la responsabilité, et nous devons préserver le pouvoir d’achat du citoyen », a-t-il déclaré. L’intégralité de l’entretien sera diffusée ce samedi soir sur la Télévision algérienne.
En attendant, le gouvernement a pris une première mesure : plafonner le prix de la pomme de terre à 80-90 DA le kilo.