
Alors qu’Israël s’apprête à nommer pour la première fois un Premier ministre d’origine marocaine, le calvaire de la population de Gaza ne s’atténue pas.
L’enclave palestinienne est noyée sous de fortes pluies, alors que les autorités israéliennes bloquent toujours le passage de l’aide humanitaire.
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La pluie emporte les tentes de fortune des Gazaouis
Des pluies diluviennes s’abattent sur toute la Palestine, mais c’est la population de Gaza, dont une majeure partie vit sous des tentes, qui est affectée le plus.
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Selon les autorités locales de Gaza, les fortes pluies de samedi ont noyé au moins 70.000 tentes, faisant des dizaines de milliers de sans-abris.
Gaza sous l’eau : les familles et leurs enfants face à des conditions dévastatrices https://t.co/uY0CBdLFu2
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— TSA Algérie (@TSAlgerie) November 8, 2026
Les rues dévastées de l’enclave se sont transformées en torrents qui emportent tout et les murs et plafonds fragilisés par trois ans de bombardements israéliens se sont effondrés, faisant des victimes supplémentaires.
Gaza. https://t.co/sJBwWlB92N
— Aymeric Caron (@CaronAymericoff) November 7, 2026
Les rescapés de la guerre ont tout perdu, leurs tentes, leurs literies et leurs effets. « Mes enfants me demandent où nous allons passer la nuit. Je ne sais que leur répondre », a témoigné une mère de famille auprès de l’AFP.
Appels à sauver le « peuple des tentes » à Gaza
Dénuée de moyens, la défense civile locale est incapable de faire face à l’ampleur de la catastrophe. L’entrée de l’aide humanitaire, et notamment des tentes, est une urgence absolue. Des appels sont aussitôt lancés par des organisations locales et l’Autorité palestinienne pour faire pression sur Israël qui continue d’entraver l’entrée de l’aide humanitaire au mépris de l’accord de cessez-le-feu conclu il y a une année.
De nombreuses organisations et observateurs ont mis en garde contre une catastrophe humanitaire imminente et le risque de propagation des épidémies. Les images qui parviennent de Gaza depuis samedi sont aussi impressionnantes que choquantes. On y voit des tentes entières emportées par les torrents avec tout ce qu’elles contiennent sur fond des cris désespérés de leurs propriétaires.
« Tandis que nous dormons ce soir dans la chaleur de nos lits, il y a des enfants dont les murs sont le vent, qui s’allongent dans la boue et se couvrent de pluie, et ce pourrait bien être leur dernière nuit », a écrit l’écrivaine algérienne Ahlam Mosteghanemi dans un message émouvant sur X, appelant à ne pas oublier « le peuple des têtes ». C’est le quatrième hiver que les Gazaouis s’apprêtent à passer dans ces conditions.
إخوتي في الإنسانية
من كل الديانات السماوية ، لا تساهموا في إطفاء ضوء غزة . أذكروها و تذكّروها فهي يتيمة زماننا .
بينما ننام الليلة في دفء أسرّتنا ، ثمّة أطفال جدرانهم الريح، يفترشون الوحل و يتدثرون بالمطر، قد تكون ليلتهم هذه الأخيرة 💔« وأَنتَ تعودُ إلى البيت، بيِتكَ، فكِّرْ بغيركَ ، لا تنس شعب الخيامْ
وأَنت تنام وتُحصي الكواكبَ، فكِّرْ بغيركَ ، ثَمَّةَ مَنْ لم يجد حيّزاً للمنام. »
#محمود_درويش
— 🕊 أحلام مستغانمي (@AhlamMostghanmi) November 7, 2026