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Grève à l’EPB de Bejaia : la Fédération des travailleurs des ports d’Algérie se démarque

Grève à l’EPB de Bejaia : la Fédération des travailleurs des ports d’Algérie se démarque

La section syndicale UGTA de l’Entreprise portuaire de Bejaia (EPB) a perdu un soutien de poids dans son bras de fer avec le directeur de cette société qui gère l’un des plus importants ports du pays.

Cette décision survient au lendemain d’une réunion de conciliation entre la direction et le syndicat de l’entreprise.

« Hier (mercredi), lors de la réunion qui nous a regroupés avec la direction générale, les points essentiels de vos revendications ont été débattus et accordés dans le souci de réinstaurer le dialogue et redémarrer les activités », explique la Fédération nationale des travailleurs des ports d’Algérie (FNTPA) dans une correspondance adressée jeudi au syndicat de l’EPB Bejaia.

Mais ce dernier a refusé de mettre fin à la grève, ce que la FNTPA refuse de « cautionner ».

« Aujourd’hui face à cette rigidité de maintenir cette position, j’ai le regret de vous informer que la Fédération ne peut cautionner ce mouvement et dégage de ce fait toute sa responsabilité », déplore la FNTPA, en rappelant qu’ « il n’est pas suffisant de se déclarer un syndicat de dialogue et de concertation si cela ne se concrétise pas par des actes ».

Le président de la FNTPA n’a pas manqué de rappeler à l’adresse du syndicat, que concernant la revendication relative au départ du PDG de l’EPB, avoir clairement signifié que « cette demande n’est pas du ressort de la fédération ni de sa compétence », mais qu’il s’était « engagé » de la soumettre au ministère des Transports et à la Serport, et « ce afin vous donner plus de crédibilité auprès du collectif ».

Le président de la FNTPA a également rappelé avoir apporté son soutien, au début du conflit, au syndicat concernant « les revendications légitimes des travailleurs », concernant les « acquis socioprofessionnels »

Entamée lundi 20 juillet, la grève des travailleurs du port de Bejaia, va boucler lundi prochain dans sa deuxième semaine, paralysant cette infrastructure vitale pour l’économie de la région et du pays.

Les travailleurs grévistes réclament le départ du PDG de l’entreprise, mais ce dernier refuse. La société Serport et le ministère des Transports continuent de garder le silence sur ce conflit, qui a obligé l’EPB à consigner le port « jusqu’à nouvel ordre » et à demander aux opérateurs usagers de cette enceinte portuaire de « dérouter » leurs navires vers d’autres ports algériens.

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