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Grève des enseignants : « On a dépassé les lignes rouges »

Grève des enseignants : « On a dépassé les lignes rouges »

Le ministre du Travail a appelé, ce lundi 12 février, les enseignants grévistes à reprendre le travail et privilégier le dialogue, à l’issue d’une rencontre avec les dirigeants du syndicat Cnapeste.

« Nous n’avons pas abordé la légitimité des revendications. On leur a demandé de reprendre le travail et à continuer à demander la satisfaction de leurs revendications », a expliqué Mourad Zemali, ministre du Travail lors d’un point de presse.

« Ils sont arrivés à une situation où on a dépassé les lignes rouges (…). La grève illimitée n’existe pas (dans la loi, NDLR). Il y a une décision de justice que tout le monde doit respecter. Les voies de recours existent », a-t-il ajouté.

Pour lui la grève est « un acte de civisme ». Mais « la liberté de chacun s’arrête quand commence la liberté de l’autre », a remarqué le ministre, en rappelant le droit des élèves à l’école.

Mourad Zemali a évoqué un risque de « dérapage » qui pourrait être difficile à « maitriser ».

« Il y a une responsabilité devant l’Histoire et devant l’Algérie. Quand je vois des enfants sortir dans la rue, je trouve que c’est intolérable », a-t-il indiqué.

Mais le Cnapeste ne semble pas voir les choses de la même manière. « Cette séance n’était pas dédiée à la suspension de la grève qui fait partie des prérogatives des structures du syndicat. Ces structures seront convoquées quand nous nous retrouverons autour d’une table de négociation », a estimé, Salim Ouahla, coordinateur national du Cnapeste.

La grève illimitée se poursuivra donc jusqu’à la satisfaction des revendications, selon lui. « Cette séance avait pour objectif de trouver des solutions. Nous avons demandé au ministre du Travail de façon officielle d’être un intermédiaire entre nous et le ministère de l’Éducation », a précisé le syndicaliste, en appelant le département de Nouria Benghabrit à « arrêter ces dispositions illégales (les radiations d’enseignants) ».

« La solution n’est pas de radier des milliers d’enseignants. La solution est de s’asseoir autour de la table de négociations pour trouver des solutions qui sont, de notre point de vue, simples », a assuré le coordinateur du Cnapeste.

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