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Grève des transporteurs en Algérie : le code de la route sera « révisé »

Le président du Sénat Azouz Nasri a rencontré les syndicats des transporteurs ce jeudi 8 janvier. A la fin, des annonces ont été faites.

Grève des transporteurs en Algérie : le code de la route sera « révisé »
Grève des transporteurs en Algérie : ce qui a été convenu entre les syndicats et le Sénat. / DR
Ali Idir
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De nombreuses catégories de transporteurs en Algérie ont entamé un mouvement de grève depuis jeudi 1er janvier. Ils contestent notamment les dispositions du projet de nouveau code de la route, en cours d’adoption.

Pour tenter de désamorcer la crise, le président du Conseil de la nation Azouz Nasri a rencontré une délégation des grévistes.

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A la fin de la réunion, le secrétaire général du Syndicat national des transporteurs par taxi (SNTT), Sid Ali Ait El-Hocine a annoncé que les « hautes autorités du pays ont pris en considération le dossier des transporteurs ».

« Le nouveau code de la route n’a pas été accepté définitivement tel qu’il a été présenté par le Sénat. Il peut être soumis à une commission paritaire, ce qui signifie que les articles controversés notamment celui relatif à l’homicide volontaire seront révisés », a-t-il déclaré, en ajoutant que les transporteurs ont « confiance dans les institutions et l’armée ».

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De son côté Mohamed Belal Raïs, président de l’Union nationale des transporteurs (UNT), a appelé au retour au travail, en assurant que les revendications des chauffeurs ont été transmises aux hautes autorités du pays.

Le mouvement de grève concerne les transporteurs privés de marchandises et de voyageurs ainsi que les chauffeurs de taxis. Les grévistes ont recouru à cette action pour protester contre certaines dispositions du projet de code de la route jugées “sévères”, notamment des amendes allant jusqu’à 12 000 dinars et des peines de prisons pour les auteurs de certains comportements irresponsables, selon ce qu’ils déclarent sur les réseaux sociaux. Aucune organisation syndicale n’a revendiqué cette grève sauvage.

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Élaboré par le gouvernement, le projet a été adopté par l’Assemblée populaire nationale (APN), la chambre basse du Parlement, mercredi 24 décembre. Il vient d’être présenté par le ministre de l’Intérieur et des Transports, Saïd Sayoud, devant la commission spécialisée du Conseil de la nation (Sénat) dont le vote est nécessaire pour la promulgation définitive du texte et son entrée en vigueur.

Alors que les protestataires maintiennent leurs revendications, une délégation de leurs représentants a été reçue ce jeudi 8 janvier par le président du Conseil de la nation, Azouz Nasri, dans une tentative de désamorcer la crise.

Plusieurs syndicats de transporteurs chez Azouz Nasri 

Selon le site internet de la chaîne Ennahar, la délégation reçue au siège du Sénat est composée de représentants la fédération nationale des transports affiliée à l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), de l’Union nationale des taxis et de la Fédération nationale des transporteurs de personnes et de marchandises affiliée à l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA).

Mercredi, Amar Takjout, secrétaire général de l’UGTA, a proposé de structurer les transporteurs au sein des chambres de commerce afin de les doter d’un cadre représentatif et de dialogue.

Tout en reconnaissant la légitimité des revendications soulevées, Takjout a estimé que le recours à la paralysie du secteur est injustifié et que le déclenchement de ce mouvement de grève n’a pas respecté les procédures légales en vigueur.

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