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Au lendemain de l’éclatement de la guerre à l’Iran samedi 28 février, les ministres du pétrole des pays du groupe des 8 de l’Opep+, dont l’Algérie, ont décidé ce dimanche 1er mars d’augmenter une nouvelle fois leur production de pétrole de 206 000 barils par jour en avril, a indiqué le ministère des Hydrocarbures et des mines. La part de l’Algérie est de 6.000 barils par jour.
La décision a été prise lors de la réunion par visioconférence des huit pays signataires de la déclaration de coopération (Opep+), qui « mettent en œuvre des ajustements volontaires de leur production », selon la même source.
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Il s’agit de l’Algérie, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Irak, le Kazakhstan, le Koweït, Oman et la Russie.
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La production pétrolière de l’Algérie va augmenter de 6.000 barils par jour
Le PDG de Sonatrach, Noureddine Daoudi, le président de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft), Samir Bekhti, et d’autres responsables du secteur des hydrocarbures algérien ont assisté à cette réunion qui s’inscrit dans le « cadre du suivi périodique de l’évolution du marché pétrolier mondial », selon la même source.
L’objectif de la réunion du groupe des 8 de l’Opep+ est de « renforcer la coordination » afin de « garantir la stabilité et l’équilibre du marché », dans un contexte géopolitique fortement instable après l’éclatement samedi de la guerre entre l’alliance israélo-américaine et l’Iran qui fait peser des risques de fermeture du droit de Ormuz d’où transite une bonne partie du pétrole du Moyen-Orient.
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Lors de cette réunion, les ministres du groupe des 8 de l’Opep+ ont mené des « consultations approfondies » et « constructives » sur les perspectives à court terme du marché pétrolier mondial, dans un contexte économique qui demeure « quelque peu incertain », mais qui montre des signes « encourageants d’amélioration progressive ».
Les ministres ont constaté que le « ralentissement actuel de la demande, principalement lié à des facteurs saisonniers, devrait s’atténuer progressivement, ouvrant la voie à une reprise graduelle de la consommation dans les prochains mois », selon la même source.
Le déclenchement de la guerre à l’Iran samedi risque de faire flamber les prix du pétrole. Sur X, le conseiller économique du Kremlin, Kirill Dmitriev, anticipe une hausse du prix du baril de 72 dollars actuellement à « 100 dollars prochainement ».
Mais en cas de guerre prolongée et d’embrasement régional, l’or noir pourrait grimper à 120 dollars le baril, selon Homayoun Falakshahi, analyste chez Kpler, cité par BFMTV.
Les armateurs fuitent le détroit de Ormuz et le canal Suez
Les cours pourraient augmenter si l’Iran décidé de fermer le détroit stratégique d’Ormuz d’où 20 millions de barils de brut transitaient quotidiennement en 2024, selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), ce qui représente 20% de la consommation mondiale.
Le conflit a déjà obligé les armateurs à suspendre la navigation dans le Golfe. C’est le cas du géant des mers français CMA CGM et Hapag-Lloyd.
« Tous les navires actuellement dans le Golfe, ainsi que ceux à destination du Golfe, ont reçu instruction, avec effet immédiat, de rejoindre une zone d’abri. Le passage par le canal de Suez est suspendu jusqu’à nouvel ordre, et les navires seront déroutés via le Cap de Bonne-Espérance », a indiqué CMA CGMA, le troisième armateur mondial dans un communiqué.