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Hantavirus : l’Algérie prend des mesures aux frontières et dans les hôpitaux

Alors que les premiers cas de Hantavirus sont signalés en Europe, l’Algérie a pris des mesures pour faire face à une éventuelle arrivée sur son territoire de ce virus transmis par les rats

Hantavirus : l’Algérie prend des mesures aux frontières et dans les hôpitaux
L’Algérie active un dispositif de prévention du hantavirus | ID 455533248 © Buelusa | Dreamstime.com
Rafik Tadjer
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L’Algérie prend les premières mesures pour faire face au hantavirus après la détection de plusieurs cas sur le bateau de croisière MV Hondius. En France, sur cinq passagers rapatriés, un a été testé positif à ce virus transmis par les rats.

En Espagne, un passager de ce bateau a été également infecté alors qu’il ne présentait pas de symptômes. Même si le risque d’épidémie mondiale est écarté par l’Organisation de la santé, l’Algérie prend les devants.

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Dans une note adressée aux structures hospitalières et aux walis, le ministère de la Santé a détaillé le dispositif organisationnel de préparation et d’alerte à la maladie à Hantavirus Andes et autres zoonoses transmises par les rongeurs.

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Hantavirus : un « risque faible » en Algérie

Le ministère de la Santé a fixé trois objectifs. Le premier est de rapporter les principales données relatives à cette maladie et l’évaluation du risque dans notre pays, qui « doivent faire l’objet d’une large diffusion auprès du personnel de santé ». Le deuxième est de préciser les modalités organisationnelles de prise en charge « d’un cas suspect de maladie à hantavirus depuis sa détection jusqu’au lieu de sa prise en charge ». Le troisième est de rappeler les « dispositions relatives au renforcement de la prévention et de la lutte contre les zoonoses transmises par les rongeurs »

D’abord, le ministère de la Santé rassure. Il affirme que le risque pour l’Algérie est « considéré comme faible », car « aucun lien épidémiologique direct n’a été identifié et la transmission interhumaine du virus Andes demeure rare, nécessitant des contacts étroits et prolongés ».

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Toutefois, le ministère de la Santé affirme qu’une « vigilance renforcée » s’impose en raison de la « mobilité internationale » et de la « période d’incubation pouvant atteindre six semaines, laissant ouverte la possibilité de détection tardive de cas importés ».

Le ministère de la Santé définit un cas suspect « toute personne ayant partagé ou fréquenté un moyen de transport où un cas confirmé ou probable d’infection par le hantavirus (ANDV) identifié et présentant des symptômes aigus (actuels ou antécédents) compatibles avec une infection par TANDV ».

Il cite notamment une « fièvre (plus de 38 °C), myalgies, frissons, symptômes gastro-intestinaux aigus (par exemple nausées, vomissements, diarrhée, douleurs abdominales), ou symptômes respiratoires aigus (par ex. toux, essoufflement, douleur thoracique, difficulté respiratoire) ».

Hantavirus : voici les mesures prises aux frontières de l’Algérie 

Comme mesures aux frontières du pays (ports, aéroports et postes frontaliers terrestres), le ministère de la Santé a demandé de « vérifier la disponibilité des équipements de protection individuelle, des solutions hydro alcooliques et des dispositifs de contrôle (thermomètres frontaux ou à distance) », d’aménager un « espace permettant l’isolement temporaire d’un voyageur symptomatique », de « répertorier les coordonnées de l’hôpital de référence identifié et des personnes ressources à contacter pour le transfert d’un cas suspect » répondant à la définition OMS, « d’identifier la personne responsable du transfert », de « répertorier les coordonnées du responsable au niveau de la DSP » et « d’informer ainsi que de sensibiliser l’ensemble du personnel au sol du point d’entrée (tous corps confondus) sur les procédures de détection et de notification ».

Au niveau des hôpitaux, quatre mesures doivent être prises. La première est de vérifier que le dispositif d’accueil et de prise en charge des cas, mis en place lors des précédentes menaces sanitaires, peut « être réactivé et opérationnel à tout moment ».

La deuxième est d’intégrer dans le « triage initial une question systématique sur les voyages, contacts et expositions à risque au cours des 42 jours précédant les symptômes ».

La troisième est de « contrôler la disponibilité des équipements de protection individuelle, des thermomètres frontaux ou à distance, ainsi que des solutions hydroalcooliques ».

La quatrième est de « s’assurer de la mise en œuvre des protocoles d’isolement et de traitement adaptés aux cas suspects de hantavirus ».

Lutte contre les rongeurs

Dans son instruction, le ministère de la Santé rappelle les autres maladies transmises par les rongeurs et émet des directives de lutte contre ces derniers.

Il s’agit de « développer des actions de proximité de sensibilisation, via un programme d’information-éducation-communication (IEC), portant sur les moyens de prévention des maladies transmises par les rongeurs et sur le respect des règles d’hygiène collectives, « d’intensifier » les campagnes de dératisation, de mettre en place une « coordination intersectorielle » (santé, environnement, collectivités territoriales) et d’inscrire les actions dans une « stratégie globale de prévention des zoonoses. »

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