
Le gouvernement aura-t-il les mains libres pour revoir à la hausse les prix des carburants sans passer par le Parlement en 2027 ? L’article 218 du projet de loi de finances (PLF) 2027 propose à ce que les prix des carburants puissent « faire l’objet de révision, en cas de besoin, par les parties prenantes », sans préciser ces dernières.
Une disposition qui ouvre la voie à d’éventuelles hausses des prix de l’essence, du gasoil et du GPLc. Mais cette proposition risque de ne pas passer. La commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN) a proposé 26 amendements de fond au PLF 2026 dont un concerne les carburants.
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La Commission veut soumettre « toute révision des prix des carburants » par les parties prenantes à « l’approbation » du Parlement, dans le cadre de la loi de finances. Cet amendement a un double objectif, selon la commission : la « transparence » et la « protection du pouvoir d’achat des citoyens. »
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Hausse des prix des carburants : la Commission des Finances de l’APN s’oppose au gouvernement
La commission a justifié son désaccord avec le gouvernement sur la question des carburants par « la nécessité de consacrer le caractère social de l’Etat et de garantir la conformité avec les constantes nationales de l’Algérie, en associant les représentants du peuple à toute augmentation ou révision des prix des carburants », a expliqué le rapporteur, selon l’agence APS.
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Dans l’exposé des motifs de la proposition de ne pas soumettre la hausse des prix des carburants au vote du Parlement, le gouvernement a rappelé que l’État maintient une politique de tarification de l’essence, du gasoil et du GPLc “parmi les plus avantageuses et stables au monde, visant à soutenir durablement le modèle énergétique national”.