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La politique énergétique algérienne sans direction

Le premier ministre Ahmed Ouyahia a demandé à la Sonatrach de reprendre l’exploration des hydrocarbures de schiste, suspendue depuis 2016. Pourtant, il y a quelques mois, le gouvernement s’était engagé dans une toute autre direction en choisissant de développer les énergies renouvelables.

En avril 2017, il y a donc à peine six mois, le ministre de l’Énergie de l’époque, Noureddine Boutarfa, affirmait que l’Algérie n’avait « pas besoin à court terme d’exploiter ses réserves en gaz de schiste du fait qu’elle possède d’autres ressources naturelles, notamment le gaz ».

Dans le même temps, le ministre expliquait qu’il fallait encourager le développement des énergies renouvelables afin de s’extraire de la dépendance aux énergies fossiles et assurer la sécurité énergétique du pays. Il était d’ailleurs question du lancement d’un appel d’offres pour produire près de 5000 mégawatts d’électricité solaire, mais rien n’a finalement été acté en ce sens. Après avoir vanté les mérites des énergies propres, le gouvernement fait donc machine-arrière.

Machine-arrière 

Mais, en s’engageant aujourd’hui sur la voie du schiste, l’Exécutif ne pourra ignorer le désaccord de la population qui s’inquiète des conséquences possibles sur l’environnement. L’annonce de la reprise de l’exploration risque de réveiller les tensions à In Salah dans le sud du pays. En 2015, puis en 2016, les habitants avaient manifesté contre les travaux d’exploration du gaz de schiste menés par la Sonatrach dans la région.

Il n’est d’ailleurs pas inutile de rappeler que le risque émanant de manifestations, même locales, ne peut être pris à la légère. Dans un contexte économique difficile où le gouvernement ne peut plus se permettre d’acheter la paix sociale à coups de subventions, il serait donc risqué de ne pas écouter la colère des riverains, et de minimiser ses conséquences.

Contradictions 

Le choix de l’Algérie a également de quoi surprendre dans la mesure où elle scrute les moindres signes d’une remontée des cours de l’or noir (qui ont brusquement chuté lorsque les États-Unis ont inondé le marché avec leur pétrole de schiste).

Il n’est donc pas évident de suivre la cohérence de l’Algérie en matière énergétique qui a longuement plaidé pour un accord de réduction de la production Opep mais qui souhaiterait aujourd’hui inonder le marché avec des hydrocarbures (gaz et pétrole) non conventionnels.

De plus, ce projet d’exploration des réserves -extrêmement onéreux et sans garantie de résultat– contraste également avec la volonté du gouvernement de réduire la dépense publique et les investissements. D’autant plus que le pays peine à attirer les capitaux internationaux.

Croissance de la demande en Algérie 

Mais le gouvernement a-t-il le choix ? Le problème c’est que le pays, mono-exportateur, est aujourd’hui prisonnier d’une situation où il doit à la fois maintenir les exportations d’hydrocarbures à un niveau élevé pour financer son économie, et trouver un plan viable pour assurer sa sécurité énergétique dans les années à venir.

Avec une population qui passera en 2030 à 50 millions de personnes contre 41 millions aujourd’hui, les besoins en énergie sont croissants. Et, dans un contexte où la production nationale diminue et la demande augmente (accentuée d’ailleurs par des équipements ménagers importés particulièrement énergivores…), le pays pourrait se retrouver importateur s’il ne met pas rapidement en place un plan énergétique viable.

L’Algérie tente-t-elle de copier les Saoudiens ? 

Une hausse de la demande interne à laquelle est d’ailleurs confrontée l’Arabie saoudite, autre pays pétrolier. Il n’est d’ailleurs pas à exclure que l’Algérie, sans vision sur le long terme, cherche à imiter la politique énergétique du Royaume. Engagé dans un plan de diversification de ses revenus et faisant face à une demande énergétique intérieure de plus en plus forte (qui menace les capacités d’exportation), le Royaume saoudien veut aussi tirer profit de ses réserves d’hydrocarbures non-conventionnels.

Selon l’agence Reuters, la compagnie nationale pétrolière Saudi Aramco devrait achever très prochainement des installations dans le nord-ouest du Royaume lui permettant de produire du gaz de schiste. Si officiellement il s’agit de diversifier les sources de revenus, et d’assurer sa sécurité énergétique intérieure, on ne peut évidemment exclure que l’objectif numéro 1 soit de se positionner face au schiste américain et de récupérer des parts de marché.

Mais Riyad n’a pas pour autant abandonné ses projets dans le solaire : le Royaume a d’ailleurs lancé mardi 3 octobre un projet d’énergie solaire de 300 mégawatts. « L’appel d’offre représente une étape significative pour le Programme national d’énergie renouvelable, et un pas important sur la voie de la diversification de l’énergie », a ainsi indiqué le ministre saoudien de l’Énergie Khaled al-Faleh.

Le Royaume prépare également l’introduction en Bourse de la compagnie nationale de pétrole logiquement prévue pour 2018. Il s’agit de son projet phare du plan de diversification économique « Vision 2030 » présenté en avril 2016.

Il y a quelques jours, Abdelmoumen Ould Kaddour, PDG de la Sonatrach, a annoncé le lancement de « SH 2030 », le nouveau projet de l’entreprise nationale d’hydrocarbures. Mais, pour l’heure, aucun détail sur cette nouvelle stratégie n’a été donné.

| LIRE AUSSIGaz : l’Algérie, confrontée à une concurrence féroce, mise sur le schiste quitte à se contredire

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  • Votre avis (17)

    • Jameldine

      Jameldine

      Les seules énergies renouvelables correspondent à la progéniture des généraux et importateurs qui ont pillé l’Algerie avec l’assentiment du “peuple” corrompu par les aides sociales !!!!

    • solodz

      solodz

      Pur gaspillage , le soleil , le vent on ne connais pas chez nous ou pluot ca ne se vend pas comme le gaz et le pétrole donc ca ferai quelques “pauvres” en millions en moins , on va laisser un pays en faillite a nos enfants , les leurs on assurés leur avenir ailleurs !!!!

    • AiglRoyal

      AiglRoyal

      La douane, les D15, la trans saharienne, les voisins d’Algérie dans leurs globalité, ça vous quelque chose, cher citoyen?

    • AiglRoyal

      AiglRoyal

      Qu’est ce que ces pays vous inspire par rapport à l’Algérie ?
      Afrique du Sud,
      Dubaï
      France
      Luxembourg,
      Leisteistein,
      Libéria,
      Maroc,
      Monaco,
      Moldavie,
      Panama,
      Quatar,
      Russie,
      Suisse,
      Tunisie,

      Si seulement on pouvait récupérer l’impôt sur la fortune, pour l’argent du pétrole transféré chez eux.

    • AiglRoyal

      AiglRoyal

      Tout ceux qui ont bouffés et dirigé la marmite Algérie dans les hautes sphères du pouvoir, doivent donner des explications et des solutions aux problèmes qu’ils ont causés par leurs incompétence, au pays.
      Il faudra un grand rassemblement des dynausores disparus du champs politique, ainsi que leurs familles et leurs fortunes, devant la justice du peuple. Ceci pour bien comprendre le mal de l’Algérie, et pouvoir la soigner.

    • Fouroulou

      Fouroulou

      N’attendez rien de ce pouvoir et du régime qui tire les manettes derrière mais posez-vous juste la question de la capacité du peuple algérien à se mettre en marche pour se libérer. Le mensonge et la manipulation sont monnaie courante depuis facile 1957/58, les Algériens ignorent tout le sabotage dont a été l’objet ce pays. Un certain nombre d’entre nous sont même complices de ce carnage, soit par intérêt, soit par ignorance ou bêtise. Je vous promets que parfois on a mal au moral lorsqu’on surprend les réactions de certains, c’est juste des gros nazes qui défendent l’indéfendable. Ne négligez pas cet aspect des choses.

    • AiglRoyal

      AiglRoyal

      L’Algérie n’est pas en panne d’argent, mais en panne d’idées et d’hommes.
      L’Algérie a besoin d’un karcher pour se laver et se refaire une beauté dans tout les domaines, politic, economic, social, culturel, et environnemental.

      • Jameldine

        Jameldine

        Il faut privatiser sonatrach pour s’ouvrir sur une gestion transparente qui permettra à l’Algerie d’avancer dans le progrès et non la corruption des Chakib And Co !
        Le peuple est programmé pour dire qu’il n’accepte pas que SONATRACH soit privatisé alors que l’argent du pétrole va aux gouvernants seulement !
        Cherchez l’erreur !

    • Jameldine

      Jameldine

      F’accord mais il faut pas avoir fait HEC pour savoir que c’est toute l’Algerie qui est sans direction … ou projet pour les générations futures !

      Posez les bonnes questions, pour trouver les bonnes réponses au marasme intellectuel Algerien !

    • Aris

      Aris

      quelle politique energétique Algerie a telle le gaz petrole depuis independance c est dictature compte sur ca non seulement pour ce remplir les poches entre eux et laissé des miette pour le peuple incapable de diversifié notre energige alors que algerie possede un ensoleilement tout année dans le sud mais c est dictature refude de contruire des panneaux soleiredans le sud comme l ont fait notre voisin marocain ce pouvoir attend la monté du baril et voilà que maintenant ils veuillent produire du gaz de schiste pollué environnement a croire que c est richesse naturel resteras eternelle alor qu il a autre façon de diversifier sont économie et faire rentrée des devises faut ils que nos dirigeant et un cerveau

    • uchan

      uchan

      Toute l’Algérie est sans boussole depuis 1962, à vrai dire depuis 1957, quand la clique qui allait prendre le pouvoir en 1962 à commencer le nettoyage intellectuel, ils ont soit liquidé des Hommes comme Abane soit vendu à l’ennemi comme Amirouche et El Houas, tous les dignes enfants de ce pays ont été sacrifié, aujourd’hui le pays est un hydre atteint d’une grosse folie mentale, même la marche devient difficile car la synchronisation est défaillante, quant à espérer des solutions de la part de ceux qui ont mené au naufrage, c’est comme celui qui attend d’un pyromane le rôle du pompier, il suffit juste de se rappelé que Hmimed a humilié des milliers de cadres des plus intègres en les jetant en prison avec des dossiers vides, que peut on attendre d’un tel monstre sans vision ni dignité le pouvoir encore le pouvoir quelque soit le prix payer par le “peuple”.

    • hommelibre

      hommelibre

      Si c’est pas la planche à billets c’est au tour du pétrole pour sauver la face de son gourou ils sont aux abois de l’argent à tout prix pour donner l’impression qu’il gère quelque chose alors qu’il est même pas capable de résoudre un vrai problème lambda d un citoyen je pense que le Maroc les gaz ni pétrole trouve le moyen d’avoir alors que c’est saboteur qui sont au pouvoir ce tu prennes pour des couturier alors que ce sont que des petits bricoleurs démissionné si vous avez l’odeur et le respect quitter le pays quitter le pouvoir laisser l’avenir aux gens qui sont compétents et non avoir au sommet des incompétents qui brille

      • Jameldine

        Jameldine

        Le cerveau algerien a intégré depuis longtemps qu’il fallait se remplir les poches …. avec la corruption directe ou déguisée (el hidaya) …. pour fuir le pays … et se chercher une blondasse fut elle alcoolique et HIV + !

        Après on fera un tour (7) à la Mecque pour se laver sa conscience !

        Lavage : oui
        dégraissage : non

      • Jameldine

        Jameldine

        Je ne comprends rien à ce charabia.
        Des phrases sans ponctuation, c’est …. des idées disparates ou la Lumière qui passe !

        Bienheureux les fêlés car …

      • Jameldine

        Jameldine

        Tant d’avis positifs après tant de charabia !!
        Les mecs n’ont rien compris et mette un + au posts !!!
        C’est bien TSA qui distribue les bons points !

        La flagrance journalistique des DRS ?

    • Incredible

      Incredible

      Les energies renouvelables, c’est quoi cette histoire, on atteindra 50 millions d’habitants en 2030, pas loin qu’hier le ministre de l’EnergiE -on a un ministère de l’énergie et non des EnergieS- avait déclaré j’ai vu ça dans la chaine ennahar, que nos stocks en petrole s’epuiseront en 2025, donc ya amalgame et contradictions.

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