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Le FFS critique Bouteflika, le parti de Benflis évoque “la vacance au sommet” de l’État

Le recadrage de Tebboune par le président Abdelaziz Bouteflika continue de faire réagir les partis politiques. Pour Hassane Ferli, chargé à l’organique et à la communication au FFS, dans la forme « on voit qu’on est dans une phase d’incarnation de délitement institutionnel », assène-t-il.

« Les institutions de l’État ne fonctionnent pas selon les textes fondamentaux du pays, mais à travers des canaux inhabituels, déplore M. Ferli. Le président de la République aurait pu convoquer directement son Premier ministre et lui demander des explications et le recadrer conformément aux règles protocolaires ». Pour lui, cette « situation est significative d’un désordre dans les sphères de l’État ».

« Dans le fond, les instructions (du Président) sont claires : laisser en paix les forces de l’argent, élaborer des lois antisociales et faire payer la crise aux citoyens à travers la révision du dossier des transferts sociaux, les lois de finances et épargner les forces de l’argent soutenues par le sérail », résume-t-il.

De son côté, le parti d’Ali Benflis affirme qu’il a « relevé, avec une extrême préoccupation, la confusion créée au sommet de l’État par l’exacerbation de la lutte des clans au sein et à la périphérie du pouvoir, avec en perspective l’échéance de 2019 ».

Dans un communiqué publié ce samedi, le bureau politique de Talaie El Houriyet juge que « cette situation est significative d’une aggravation de la crise de régime et de la profondeur de l’impasse politique générée par la vacance qui perdure au sommet de l’État ».

Pour ce dernier, la « vacance du pouvoir et la neutralisation des contre-pouvoirs ont facilité la mise en place d’un système opaque basé sur une collusion d’intérêts entre des gouvernants et des milieux d’affaires ».

Concernant « l’opération mains propres » lancée par le Premier ministre dont il dit qu’il avait « le soutien du Président », le parti d’Ali Benflis affirme qu’il « ne nourrit, à cet égard, aucune illusion quant à la sincérité du pouvoir en place. Il ne croit pas que le pouvoir en place puisse combattre sa raison d’être ».

Pour Talaie el Houriyet, il est « difficile, aujourd’hui, de faire croire à l’opinion publique que le gouvernement est dans une logique de lutte contre la corruption ». « Cette guerre n’est pas menée contre la corruption mais contre ceux qui auraient tenté de franchir cette ligne rouge, qu’ils soient personnalités politiques ou détenteurs des produits de la rente », pense le parti de Benflis.

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