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Le pétrole recule face à une possible remontée de la production de l’Opep

Les cours du brut ont reculé jeudi alors que se raffermit l’hypothèse d’un assouplissement de l’accord forçant les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires à limiter leur production.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet a terminé à 78,79 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE), en baisse de 1,01 dollar par rapport à la clôture de mercredi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de “light sweet crude” (WTI) pour la même échéance a cédé 1,13 dollar, pour finir à 70,71 dollars.

“On commence à avoir de plus en plus de signaux sur une éventuelle sortie progressive de l’accord” par lequel l’Opep et d’autres pays producteurs de brut se sont engagés début 2017 à limiter leurs extractions pour réduire l’offre d’or noir sur le marché mondial et ainsi tenter de redresser les prix, indique Robbie Frazer, spécialiste des marchés énergétiques pour Schneider Electric.

Maintenant que le prix du Brent est passé au-dessus de 80 dollars et celui du WTI au-dessus de 70 dollars, et que l’offre en provenance de l’Iran et du Venezuela pourrait nettement baisser, les deux poids lourds de l’accord –Russie et Arabie saoudite– pourraient décider de relancer leurs extractions à l’occasion de la prochaine réunion de l’Opep et de ses partenaires fin juin à Vienne.

Le ministre russe de l’Energie Alexandre Novak a ainsi affirmé jeudi qu’une relance de la production dépendrait du marché et serait sur la table fin juin, a rapporté l’agence Bloomberg.

Elle pourrait notamment permettre de compenser la baisse des exportations iraniennes et vénézuéliennes, deux producteurs de l’Opep faisant face à de nouvelles sanctions américaines.

Les cours du pétrole sont restés en baisse après l’annonce en cours de séance de l’annulation de la rencontre entre le président américain Donald trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.

“Cette nouvelle péripétie accentue le risque géopolitique mais le marché a déjà intégré dans ses prix un environnement de risques élevés et la Corée du Nord n’est pas en tant que tel un grand acteur sur le marché pétrolier”, remarque M. Frazer.

L’annonce mercredi d’une hausse surprise des stocks de brut et d’essence aux Etats-Unis a en revanche continué à faire pression sur les prix jeudi.

“Même si elle s’explique par une baisse des exportations et une hausse des importations, cette augmentation des réserves est bien plus importante que ce à quoi on s’attendait”, souligne M. Frazer.

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