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Le pétrole reste soutenu par les inquiétudes sur l’offre d’or noir

Les cours du pétrole ont terminé en ordre dispersé mardi sur fond d’incertitudes quant à la production en Iran et au Venezuela, deux pays frappés par des sanctions américaines.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet a terminé à 79,57 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE), en hausse de 35 cents par rapport à la clôture de lundi.

Il a grimpé en cours de séance jusqu’à 80,49 dollars.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de “light sweet crude” (WTI) pour livraison en juin, dont c’est le dernier jour de cotation, a fini en baisse de 11 cents à 72,13 dollars.

Il est monté en cours de séance jusqu’à 72,83 dollars, son plus haut niveau depuis novembre 2014.

“Les prix terminent au final la séance presque inchangés mais il ne faut pas oublier qu’ils sont déjà à un niveau élevé en raison de toutes les inquiétudes autour de l’offre” de pétrole sur le marché mondial, a souligné Bart Melek de TD Securities.

Plus tôt dans la journée, “une baisse des cours du Brent à 78 dollars (lundi) a fourni une bonne opportunité d’achat à de nombreux participants du marché”, ont estimé les analystes de Commerzbank.

Mais “les informations continuent d’aller dans le sens d’une hausse des cours du pétrole”, ont-ils ajouté.

L’Iran restait notamment dans la ligne de mire de l’administration du président américain Donald Trump, dont le secrétaire d’Etat Mike Pompeo a promis les sanctions “les plus fortes de l’Histoire” pour que Téhéran se plie à une liste de douze exigences draconiennes.

“Au vu de ces menaces de sanctions américaines, de nouvelles entreprises risquent d’annoncer leur départ d’Iran”, ont jugé les analystes de Commerzbank, imitant la compagnie française Total qui a déjà prévenu qu’elle quitterait un grand projet gazier dans le pays à moins d’obtenir une dérogation de la part des autorités américaines.

In fine, la capacité de production et d’exportation pétrolière de l’Iran risque d’être affaiblie, une perspective qui constitue un facteur de soutien aux cours.

Autre élément faisant penser à une raréfaction de l’offre et soutenant les prix, la situation au Venezuela suscitait l’attention après la réélection du président socialiste Nicolas Maduro.

“Le résultat de l’élection a été condamné de par le monde, les Etats-Unis ont dénoncé un simulacre d’élections et promis davantage de sanctions économiques et diplomatiques”, a souligné Tamas Varga, analyste pour PVM.

“Le Venezuela semble parfaitement capable de saper son secteur d’hydrocarbure lui-même, peu importe qu’il y ait des sanctions américaines ou non”, a de son côté jugé David Fyfe pour Gunvor, cité par Bloomberg.

Selon lui, la production du pays pourrait encore diminuer de 500.000 barils par jour d’ici à la fin de l’année et tomber ainsi sous la barre du million de barils par jour.

Les analystes surveilleront mercredi les chiffres hebdomadaires sur la production et les réserves de produits pétroliers aux Etats-Unis.

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