
Le pétrole coté à New York a terminé en hausse mercredi, profitant du redémarrage sans accroc majeur des raffineries américaines après la tempête Harvey et de signaux encourageants de l’Arabie saoudite et la Russie sur leur production.
Le prix du baril de « light sweet crude » (WTI), référence américaine du brut, a pris 50 cents et a clôturé à 49,16 dollars.
A lire aussi : Imane Khelif dément sa retraite et accuse son ex-manager de trahison
En fin des échanges européens, le Brent, référence pour le pétrole algérien, gagnait près de 2% à 54,20 dollars.
« Les cours s’étaient beaucoup repliés au passage d’Harvey mais ses effets ont en fait été mitigés », a relevé Bill O’Grady de Confluence Investments.
A lire aussi : Visas diplomatiques : l’Algérie accuse la France de « mauvaise foi »
« Oui l’activité des raffineries a baissé », faisant reculer la demande de brut, a-t-il expliqué. « Mais la tempête a aussi perturbé la production et réduit les importations », a-t-il ajouté.
Aussi, « le rapport hebdomadaire du département de l’Energie sur les stocks aux Etats-Unis devrait montrer jeudi une progression des réserves de brut mais une progression légère seulement », a estimé M. O’Grady.
A lire aussi : L’Algérie instaure un triple contrôle des importations
Parmi les autres facteurs de soutien aux cours figure « une réunion entre les ministres russe et saoudien de l’Energie, qui commencent à discuter d’une nouvelle extension de l’accord de limitation de la production », ont relevé les analystes de PVM.
L’accord, qui unit l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et d’autres producteurs, cherche à rééquilibrer le marché mondial en fixant à ses participants des objectifs de production en deçà de leurs capacités maximales.
Le ministre russe de l’Energie Alexandre Novak a indiqué mercredi que l’accord de réduction de l’offre entre pays Opep et non-Opep pourrait être prolongé au delà de mars 2018 « si nous voyons que le marché a besoin d’efforts supplémentaires pour s’équilibrer ». Il est « trop tôt » pour se prononcer, a-t-il déclaré, cité par les agences russes.