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Le pétrole termine en baisse à New York

Le prix du baril de pétrole coté à New York a terminé en baisse jeudi, perdant un peu de terrain après quatre séances de hausse alors que les tensions en Irak semblent rester sous contrôle.

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en novembre, référence américaine du brut, a perdu 75 cents pour clôturer à 51,29 dollars sur le New York Mercantile Exchange. Le baril de brut (référence pour le pétrole algérien) était côté à 57,16 dollars à 21h50 après avoir atteint en séance 58,28 dollars.

Alors que les forces gouvernementales irakiennes ont chassé en début de semaine les combattants kurdes de zones disputées du nord du pays, le gouvernement de la province autonome du Kurdistan s’est déclaré jeudi favorable à un dialogue avec le pouvoir central à Bagdad.

“Il semblerait que les Kurdes soient d’accord pour revenir aux frontières de 2014 et que les violences devraient être suspendues, au moins pour un temps”, a souligné James Williams de WTRG Economics.

“La production dans la région a été un peu affectée par les combats, l’oléoduc, même s’il a un peu ralenti, n’a pas cessé de fonctionner, les tensions semblent vraiment s’apaiser”, a-t-il ajouté.

Selon le cabinet Kpler, “les volumes de chargement dans le port de Ceyhan, en Turquie (où aboutit l’oléoduc transportant la majeure partie du pétrole produit à Kirkouk), étaient inhabituellement bas lors de la semaine commençant le 16 octobre”.

Le repli des cours du brut était aussi attribué à une réaction tardive aux chiffres diffusés mercredi par le département américain de l’Energie, qui a notamment montré une augmentation des stocks de produits distillés pour la première fois depuis août.

Certes le passage de l’ouragan Nate début octobre a perturbé les activités des infrastructures pétrolières, mais “le fait que les réserves de produits distillés aient augmenté alors même que les raffineries ont ralenti leur cadence de 4% pose des questions”, a indiqué Robert Yawger de Mizuho.

Le rapport a également montré un recul de la production dans le pays ainsi qu’une forte baisse des stocks de brut.

Pour Sam Sinclair, courtier chez Inenco, toute baisse éventuelle des cours devrait tout de même rester limitée, du fait des tensions géopolitiques persistantes au Moyent-Orient et de la perspective d’une prolongation de l’accord de limitation de la production signé par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et d’autres pays partenaires, au premier rang desquels se trouve la Russie.

Le secrétaire général de l’Opep, Mohammed Barkindo, a confirmé jeudi à Londres que l’accord de baisse de la production pourrait être renouvelé de neuf mois, comme l’a souhaité Vladimir Poutine.

L’accord, qui engage ses participants à respecter des objectifs de production pour désengorger le marché mondial, est actuellement prévu pour durer jusqu’en mars 2018.

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