
Amara Benyounès a demandé, ce samedi 6 mai, à ceux qui parlent de fraude aux élections législatives de jeudi dernier de remettre leur mandat de député à l’Assemblée populaire nationale (APN). « Moi j’aurais démissionné de l’assemblée (s’il était convaincu de la fraude, NDLR). Je n’aurais pas siégé », a lancé le Secrétaire général du Mouvement populaire algérien (MPA) lors d’une conférence de presse au siège du parti à Alger.
| LIRE AUSSI : Fraude aux législatives : Abderrazak Makri accuse et dévoile un document mettant en cause le FLN
A lire aussi : Imane Khelif dément sa retraite et accuse son ex-manager de trahison
Amara Benyounes a assuré que la campagne s’était déroulée dans de bonnes conditions. « Nous n’avons vu aucun grand dépassement », a dit Benyounes dont le parti a obtenu 13 sièges.
Le Secrétaire général du MPA a précisé que la direction du parti s’attendait à un résultat plus important. Il a ajouté que 18 recours seront déposés au niveau du Conseil constitutionnel surtout en ce qui concerne la liste d’Alger, où le parti n’a obtenu aucun siège.
A lire aussi : Visas diplomatiques : l’Algérie accuse la France de « mauvaise foi »
Dans son intervention, Amara Benyounes a tenté par la suite d’expliquer le faible taux de participation à ces élections. « Les élections législatives sont des élections particulières. La participation est toujours moins importante que lors des locales et de la présidentielle », a-t-il souligné. Même si le patron du MPA reconnaît que le taux d’abstention et le nombre des bulletins nuls et des bulletins blancs diminuaient la crédibilité de l’APN.
Pour Amara Benyounes, le principal résultat du scrutin est que le FLN et le RND ont obtenu la majorité absolue. « Il est très possible que les deux partis constituent seuls le gouvernement », a-t-il déclaré. Est-ce que le Secrétaire général du MPA compte lancer des discussions notamment avec le FLN pour une éventuelle alliance ? « J’ai appris que pour aller à une fête, il faut être invité », a-t-il répondu.
A lire aussi : L’Algérie instaure un triple contrôle des importations