
Les États-Unis imposent depuis ce vendredi 24 juillet de nouvelles taxes de 10% à 12%,5 à 60 partenaires, dont l’Algérie, a annoncé jeudi le bureau du représentant américain au commerce, Jamieson Greer.
Ces surtaxes prennent le relais des droits de douane imposés en février dernier par le président Donald Trump à plusieurs pays, mais qui ont été invalidés par la Cour suprême des États-Unis.
A lire aussi : Air Algérie casse les prix avec une nouvelle promotion
A lire aussi : Économie algérienne : 3 bonnes nouvelles en ce début d’année 2025
Selon le bureau de Greer, ces taxes visaient les pays qui n’ont pas totalement éliminé de leur chaîne d’approvisionnement les produits issus du « travail forcé ».
A lire aussi : La France s’intéresse à la pomme de terre algérienne
Les États-Unis imposent une surtaxe de 12,5% aux produits algériens
Les produits de 41 pays dont l’Algérie, le Maroc, les Émirats arabes unis, la Turquie et l’Arabie saoudite, qui n’ont pas adopté d’interdiction d’importation de produits issus du travail forcé sont soumis à une surtaxe de 12,5 %.
L’Algérie exporte vers les États-Unis des produits pétroliers, de l’acier, des engrais azotés et du ciment ainsi que de nombreux autres produits agroalimentaires mais en petites quantités. Il s’agit de l’huile d’olive, des avocats, des tomates, des confitures et gelées, des eaux aromatisées, des margarines, des fruits et noix, des algues, de l’extrait de malt, des pâtes, des sauces…
L’acier faisait partie des principaux produits algériens importés par les États-Unis, mais les quantités expédiées ont chuté à 91.000 tonnes et une valeur de 50 millions de dollars en 2024, contre 440.000 tonnes et 274 millions de dollars en 2023 et 263.000 tonnes et 268 millions $ en 2022.
En 2023, l’Algérie a exporté pour 3,09 milliards de dollars de produits vers les États-Unis, selon les chiffres de l’Office national des statistiques.
Dix-sept pays sont frappés d’une taxe de 10%. Il s’agit de l’Argentine, le Bangladesh, le Cambodge, le Canada, l’Équateur, le Salvador, le Guatemala, le Honduras, l’Inde, l’Indonésie, la Jordanie, la Malaisie, le Mexique, le Pakistan, le Sri Lanka, le Royaume-Uni et la Trinité-et-Tobago. Selon la Maison Blanche, ces pays se sont engagés à lutter contre l’importation des produits issus du travail forcé. L’Union européenne et Taiwan sont également concernés par des droits de douane de 10%.