
Une opération de déstockage de la pomme de terre a été entamée dans plusieurs wilayas, pour faire face aux tensions que connaît ce produit sur le marché national.
« Une opération de déstockage de la pomme de terre a été entamée au niveau des wilayas de Ain Defla, Médéa, Boumerdès et Bouira », a annoncé, hier mercredi, la direction du commerce d’Oued Djellal, dans un communiqué.
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Cette dernière a invité l’ensemble des opérateurs dans le domaine des fruits et légumes à se rapprocher de ses services pour leur indiquer les chambres froides concernées par ce déstockage. La direction du commerce d’Ouled Djellal a rappelé que lesdits stocks de pomme de terre avaient été constitués dans le but de réguler le marché.
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Sur les réseaux sociaux plusieurs agriculteurs d’Oued Souf ont annoncé le début de la récolte de la pomme de terre. Cette région couvre une large partie des besoins du marché algérien en pomme de terre avec une production annuelle estimée à 16 millions de quintaux. D’autres régions, à l’instar de Ain Defla, Bouira et Boumerdès, Skikda et Mila, sont également connues pour la production de ce tubercule.
Tensions sur la pomme de terre : qui est responsable ?
La pomme de terre a quasiment disparu des magasins de fruits et légumes et ce après le plafonnement de ses prix à 80-90 dinars le kilogramme au détail, le 1er octobre dernier. Certains commerçants la proposent en cachette à leurs clients au prix dépassant largement celui fixé par les pouvoirs publics.
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Pour l’économiste Brahim Guendouzi, la « disparition de la pomme de terre des étals des commerçants reflète le poids des intermédiaires dans la distribution des produits agricoles frais ».
Le plafonnement des prix et le renforcement des contrôles ont « contraint ceux qui activent dans la filière pomme de terre à ne pas s’aventurer à approvisionner régulièrement le marché à leurs conditions », ajoute-t-il dans une déclaration à TSA.
Le dispositif de régulation mis en place par le ministère de l’Agriculture consistant en un déstockage de quantités de pomme de terme, « paraît dépassé », poursuit M. Guendouzi.
Pour cet économiste, la conjugaison de facteurs tels que la « faiblesse de la production, les moyens logistiques (transport, chambres froides et stockage) et la multiplication des intermédiaires, a créé une relative pénurie du produit agricole le plus demandé par les ménages ». « Peut-être avec l’entrée des nouvelles récoltes, le problème se résoudra de lui-même », conclut-il.