
Le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations a apporté des éclaircissements concernant l’importation de matériel roulant par les entreprises algériennes, et a défendu le programme prévisionnel d’importation (PPI) qui a été instauré en juillet dernier pour renforcer le contrôle sur le commerce extérieur.
Les réponses de Rezig ont été contenues dans la réponse du ministre Kamel Rezig à une question écrite du député Hocine Habchi.
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Le parlementaire a saisi le ministre fin octobre dernier afin de “permettre aux entreprises de grands travaux d’acquérir du matériel pour combler le déficit et parachever leurs projets dans les délais”.
Le matériel roulant concerné par le PPI
Dans sa réponse, le ministre a indiqué que les quantités de matériel roulant autorisées à l’importation sont actuellement déterminées uniquement dans le cadre du programme prévisionnel d’importation(PPI) pour le second semestre 2025.
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Il a également souligné que l’importation de ce type de matériel est soumise à l’approbation du Haut conseil du contrôle des importations, organe habilité à “étudier et réglementer les opérations d’importation stratégiques”.
Le ministre a défendu dans sa réponse la mise en place du programme prévisionnel d’importation, qui est un “cadre réglementaire temporaire adopté pour gérer les opérations d’importation durant cette phase, et cela à la suite de la constatation de certains dysfonctionnements sur le marché”.
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Le programme, assure-t-il, a été principalement conçu pour “protéger les entreprises effectives et sérieuses contre les pratiques d’importation illégales, notamment celles pratiquées par certaines sociétés de services qui importent du matériel pour le revendre en l’état sans l’utiliser dans des projets productifs”.
Dans sa réponse au député, le ministre du Commerce extérieur poursuit en affirmant que le programme prévisionnel pour le second semestre 2025 constitue une étape importante dans l’organisation des opérations d’importation et facilite l’acquisition par les entreprises du matériel et équipements nécessaires à leurs activités.
“Ce cadre pratique a permis de traiter un nombre considérable de dossiers en attente et d’assurer l’accompagnement des entreprises sérieuses conformément à une réglementation transparente et équitable”, indique-t-il.
Rationaliser les importations
La sécurité et la qualité sont prioritaires et la priorité est donnée aux projets à vocation productive ou transformatrice, ajoute-t-il.
Cette approche est conforme à la politique gouvernementale visant à « rationaliser les importations, à maîtriser la facture des importations et à assurer un équilibre entre la satisfaction des besoins d’investissement et la protection de la production nationale, défend encore le ministre.
À cet égard, il rappelle que la commission des finances de l’Assemblée populaire nationale (APN) a apporté un amendement à l’article 157 du projet de loi de finances pour 2026 qui autorise “la mise à la consommation, sous leur état neuf, de véhicules de transport de personnes et de marchandises, ainsi que de véhicules à usage spécial et des matériels de construction, de travaux publics et d’hydraulique”.
“Cet amendement, explique-t-il, vise à réglementer les procédures de dédouanement et d’importation des véhicules et équipements neufs, grâce à une coordination conjointe entre les ministères concernés, afin d’assurer la rationalisation des importations et le respect des normes.”