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Moteurs « made in Algeria » : le pari historique de l’allemand Opel

Le patron d’Opel, Florian Huettl, est revenu sur la décision de la marque de produire des moteurs en Algérie. Un pari historique pour le constructeur allemand.

Moteurs « made in Algeria » : le pari historique de l’allemand Opel
Opel s’apprête à devenir le premier constructeur automobile à produire des moteurs en Algérie. | Source : Facebook
Ali Idir
Durée de lecture 2 minutes de lecture
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Opel veut revenir sur le marché algérien par la grande porte. Après avoir annoncé un projet d’usine de fabrication de véhicules en Algérie en janvier dernier, la marque automobile allemande du groupe franco-italo-américain Stellantis est passée à l’acte vendredi à Berlin, avec un pari historique.

Il s’agit de celui de produire le premier moteur en Algérie alors que de nombreux autres constructeurs automobiles étrangers rechignent de délocaliser cette activité en Algérie qui cherche à développer son industrie mécanique, en raison de sa complexité, mais aussi des transferts de technologie qu’elle implique.

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Opel prend de court les autres constructeurs automobiles

 

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Le moteur est la partie la plus importante d’une voiture et sa production nécessite une maîtrise du savoir-faire, de la technologie et de beaucoup de sous-traitants.

En marge de la visite du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en Allemagne, Opel a conclu avec AGM Holding Company un accord pour « intégrer la fabrication locale de moteurs à l’empreinte industrielle future d’Opel en Algérie », posant ainsi le jalon de son projet industriel sur le marché algérien, le premier pour la marque allemande en dehors de l’Europe.

 

Qui est AGM Holding, le futur partenaire d’Opel dans les moteurs en Algérie ?

 

AGM Holding se présente comme le cœur de l’industrie mécanique algérienne. Avec 25 filiales dont cinq joint-ventures, la holding dispose d’un effectif de 6 658 salariés à fin décembre 2025, lit-on sur son site internet.

AGM regroupe quatre divisions : MMAGP (machinisme, matériels agricoles et embarcations de pêche), ETPMM (Engins de travaux publics et moyens de manutention), ST (sous-traitance) et EI (équipements industriels). Chaque de ces divisions regroupe plusieurs entreprises comme BCR, Cycma, Poval, ENMTP, CMA, Sampo Algérie, PMAT, Etrag, Somatel Liebherr, Orsim, etc.

« Des partenariats solides se construisent grâce au dialogue, à la confiance et à une vision partagée de la croissance future. C’est pourquoi j’ai été ravi de rencontrer son excellence Abdelmadjid Tebboune, président de la République démocratique populaire d’Algérie, lors du Forum économique germano-algérien à Berlin aujourd’hui (vendredi, NDR). Nos discussions ont mis en lumière la forte relation entre l’Allemagne et l’Algérie ainsi que les opportunités importantes qui s’offrent à nous », a réagi Florian Huettl après la signature du protocole d’accord entre Opel et la holding publique algérienne, vendredi 17 juillet à Berlin.

Opel a obtenu ainsi la validation de son projet par les autorités algériennes avec la signature de ce protocole d’accord avec AGM Holding Company pour « intégrer la fabrication locale de moteurs à l’empreinte industrielle future d’Opel en Algérie ».

« Grâce à cette initiative, Opel s’apprête à devenir le premier constructeur automobile à produire des moteurs localement en Algérie », s’est félicité le patron de la marque allemande du groupe Stellantis, en soulignant que l’Algérie est un « marché au potentiel significatif ».

 

Les ambitions d’Opel en Algérie

 

« Ce projet reflète notre ambition de faire découvrir l’expertise en ingénierie allemande d’Opel à travers notre portefeuille de voitures particulières à un nombre encore plus grand de clients dans le monde. Parallèlement, cette étape stratégique contribuera au développement industriel, à la croissance économique et à la création d’emplois en Algérie », a expliqué M. Huettl sur LinkedIn.

Pour lui, ce projet « va au-delà d’Opel elle-même ». « En soutenant le développement de l’écosystème automobile local, il a le potentiel de créer des opportunités pour les fournisseurs, partenaires et clients locaux, tout en renforçant la coopération industrielle plus large entre l’Allemagne et l’Algérie », a-t-il soutenu.

Avec cet accord, l’Algérie renforce son partenariat avec Stellantis, seul groupe automobile ayant entamé la production de véhicules dans le pays depuis décembre 2023 avec sa marque italienne Fiat. Pour Opel, ce qu’il propose correspond aux attentes des autorités algériennes dans le domaine automobile, à savoir fabriquer localement des éléments critiques d’un véhicule.

Lien permanent : https://tsadz.co/p406y

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