
L’égyptien Mohamed Addel, spécialiste en élevage du mouton ne tarit pas d’éloges concernant le mouton algérien de race Ouled Djellal.
Il le recommande vivement aux éleveurs égyptiens. Cette race de moutons présente en effet des caractéristiques exceptionnelles.
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Moutons : un spécialiste en élevage recommande la race Ouled Djellal pour l’Égypte
Ce spécialiste en élevage a choisi les réseaux sociaux pour informer le maximum d’éleveurs. D’emblée, il insiste sur le fait que : « Pour réussir un élevage de moutons, il faut avant tout faire un choix judicieux de la race à élever. Or, la race algérienne Ouled Djellal est particulièrement adaptée aux zones steppiques et désertiques ».
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Une particularité qu’il explique notamment par ses pattes hautes qui assurent une aptitude à la marche. Il insiste sur l’aptitude de cette race à exploiter tout type de parcours et vivre dans « des conditions difficiles ».
À l’appui, il joint différentes vues de brebis et béliers de race Ouled Djellal dont il souligne la hauteur exceptionnelle de garrot. Ce spécialiste s’attarde également sur « la bonne qualité de la viande » de ce célèbre mouton algérien.
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Rabah Chellig : Ouled Djellal, 2 agnelage par an
Cette aptitude à exploiter des environnements difficiles a, de tout temps, été privilégiée par les éleveurs algériens. En 1992, le spécialiste Rabah Chellig a consigné dans son ouvrage « Les races ovines Algériennes » paru à l’Office des Publications Universitaires sa grande connaissance de l’élevage en zone steppique.
Il faisait remarquer que chez les brebis de race Ouled Djellal, l’intervalle entre deux agnelages est de 6 à 7 mois et que de ce fait, les animaux pouvaient donner naissance à des agneaux deux fois dans l’année.
Comme le fait remarquer une étude de 2017 réalisée par l’université de Blida, certaines de ces brebis peuvent donner jusqu’à 4 agneaux par an, dont 2 en janvier et 2 en août. Des agneaux que les éleveurs appellent respectivement « elawal » ou « elaidoudi ». Un résultat obtenu à la condition que les brebis soient bien nourries.
Des études menées dans les années 1970 par l’Institut techniques des grandes cultures au niveau de la wilaya de Tissemsilt ont fait état d’énormes réserves de productivité, notant que le cheptel ovin ne bénéficiait que des « miettes » laissées par la culture des céréales : jachères en hiver et chaumes en été.
En région steppique, face à la régression des parcours, seuls les troupeaux bénéficiant en hiver d’une supplémentation suffisante en aliments concentrés sont capables d’arriver à un tel niveau de prolificité. Un niveau cependant atteint dans le cas de la culture de fourrages en irrigué.
Plus au sud, récemment à Ménéa, suite aux bons résultats obtenus par des essais d’élevage d’agneaux sous pivots, le secrétaire général de la Chambre d’agriculture a suggéré que la wilaya se spécialise dans ce type d’élevage. Une stratégie qui, selon ce professionnel, pourrait permettre de réduire les importations de moutons pour l’Aïd.
En Algérie, la diversité géographique : terres à céréales, steppe ou sud fait que différents types de conduite des moutons de race Ouled Djellal sont possibles. Il reste à trouver les meilleurs ajustements entre cultures stratégiques et une activité d’élevage particulièrement rémunératrice.
Un élevage de moutons à partir de la race Ouled Djellal que des éleveurs égyptiens souhaitent copier.