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Nouveau gouvernement : à quoi servent les consultations menées par Sellal ?

Sellal New Press
Le premier ministre, Abdelmalek Sellal

Le premier ministre, Abdelmalek Sellal, consulte les partis politiques en vue de la formation du nouveau gouvernement avant même l’annonce des résultats définitifs des législatives. Une opacité totale entoure ces rencontres. C’est d’ailleurs Abderrezak Makri, président du MSP qui a révélé la démarche de Sellal et non le palais du gouvernement qui refuse à ce jour de commenter les informations relayées par la presse. Bien entendu, la présidence se mure également dans le silence. Hier, Hamid Grine, ministre de la Communication, a évoqué des « spéculations ».

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Un gouvernement d’alliance. C’est l’objectif visible de la démarche de Sellal. Les partis concernés sont le FLN, le RND, TAJ, le MPA et le MSP. Si un certain suspense demeure concernant la position du MSP -le parti semble tiraillé entre deux ailes-, l’allégeance au pouvoir des autres formations les place d’ores et déjà dans le prochain gouvernement. Ces partis n’ont pas besoin d’être consultés, leur adhésion est acquise de la manière la plus naturelle. « Le gouvernement n’a pas besoin de nous consulter », admet un cadre de TAJ.

En réalité, pour Sellal, le véritable défi aurait consisté à convaincre l’opposition de prendre part au prochain Exécutif pour lui donner un semblant de gouvernement d’union nationale dans un contexte de crise sévère. Les caisses de l’État se vident, ce qui laisse peu de choix et de solutions au gouvernement. Ce dernier devra mettre en place des mesures impopulaires et annoncer des décisions difficiles. Il aura besoin d’élargir ses soutiens, en allant chercher des ministres au sein de l’opposition. Mais cet objectif semble difficile à atteindre.

Mais, à l’heure actuelle, seul le MSP, un parti qui a un pied dans l’opposition et l’autre à la périphérie du pouvoir, a été approché. Sellal n’a pas contacté le PT, nous confirme Djeloul Djoudi, un cadre du parti. Pour sa part, le parti de Djaballah, El Adala, n’a pas été contacté. Le FFS a anticipé en annonçant, avant les législatives, son refus de participer au prochain gouvernement.

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Dans ce contexte, une question se pose : quel est l’intérêt des consultations menées par Sellal ? Pour l’heure, ces consultations ont servi à une chose : nous apprendre que Sellal sera reconduit à la tête d’un exécutif qui va compter des ministres issus du MPA et de TAJ, deux partis dont les leaders ont été récemment limogés du gouvernement.

Certains observateurs, se basant sur le bilan mitigé du Premier ministre, avait prédit son départ. Le nom du chef de cabinet de la présidence, Ahmed Ouyahia, avait, pendant plusieurs semaines, figuré en haut de la liste des candidats potentiels au Palais du gouvernement. Le suspense devrait définitivement être levé dans moins de dix jours. Le nouveau gouvernement sera connu après l’installation de la nouvelle assemblée, prévue le 23 mai.

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