
Laurent Stefanini est DG de Fibr’Access, une société spécialisée dans le déploiement et la maintenance de réseaux en fibre optique.
« J’ai créé Fibr’Access avec de jeunes partenaires algériens dans le cadre de la règle 49/51 pour répondre aux incitations du ministère de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication encourageant la création d’entreprises locales pour assurer la pérennité des infrastructures de Télécommunication déployées en Algérie.
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Créée en 2013, Fibr’Access, est spécialisée dans le déploiement et la maintenance de réseaux en fibre optique. Elle est donc le fruit d’un partenariat algéro-français, l’entreprise s’est lancée dans ce créneau suite à l’arrivée des réseaux 3G puis 4G en Algérie.
Fibr’Access accompagne ses clients dans le déploiement de leur réseau en Fibre Optique, et s’est s’implantée dans toutes les régions de l’Algérie qui sont couvertes par la fibre optique, y compris au Sud.
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Notre objectif, à terme, est de faire de Fibr’Access un leader algérien en matière de déploiement et de maintenance de réseaux fibres malgré la concurrence rude des géants du secteur.
Pour cela depuis la création de Fibr’access nous avons mis en place un plan de recrutement et de formation et aujourd’hui nous employons près de 60 salariés, essentiellement des ingénieurs dont la moyenne d’âge ne dépasse pas les 30 ans, avec une particularité : ils sont tous Algériens et issus des universités algériennes à l’instar de Bab Ezzouar, Boumerdès, Oran ou encore l’ESI.
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À 45 ans, mon parcours semble atypique. Natif de Toulon, je me suis installé en Algérie depuis plus de douze ans avec une carrière internationale et l’Algérie comme point d’ancrage.
Mon aventure à l’étranger a en effet commencé il y a longtemps en Océanie en 1995 lorsque j’ai démarré ma carrière comme coopérant auprès de l’ambassade de France à Sydney. De retour à Paris durant 7 ans, l’aventure africaine débute à Abidjan où j’ai été nommé directeur des filiales du groupe informatique Bull à tout juste 29 ans et plus jeune Conseiller du commerce Extérieur de la France. Mais l’expérience ivoirienne s’est interrompue lorsque la crise politique a rattrapé le pays à l’automne 2004.
Toujours enthousiaste, j’ai saisi immédiatement l’occasion de repartir à l’étranger lorsqu’un nouveau poste m’a été proposé en Algérie. J’avais déjà compris les relations qui étaient importantes entre la France et l’Algérie par mon éducation et par le fait que je sois né dans le sud de la France.
Douze ans plus tard, je me souviens toujours de mon arrivée sous la neige le 26 Janvier 2005. Une météo rare mais qui augurait d’un bel avenir.
Ancien responsable des activités du groupe Alcatel Lucent dans le pays pendant près de quatre ans, j’ai refusé de partir lorsque la multinationale m’a proposé une mutation.
J’ai donc renoncé à ma carrière parce que je crois en l’Algérie, à son potentiel de développement extraordinaire et y suis très attaché car elle m’avait déjà beaucoup apporté et je lui en suis toujours extrêmement reconnaissant.
C’est alors que j’ai décidé de continuer mon parcours en Algérie en créant Fibr’access par la suite que je viens de présenter.
J’ai également été conseiller du commerce extérieur à l’ambassade de France à Alger avec pour mission de promouvoir les coopérants et l’investissement des PME françaises et des multinationales en Algérie.
Enfin, engagé dans la société civile, j’ai été le Président du comité de soutien d’Alain Juppé pour la dernière campagne présidentielle, je suis aujourd’hui absolument convaincu qu’avec Emmanuel Macron comme Président, les relations entre nos pays s’inscriront définitivement dans un cadre amical et de respect mutuel pour notre intérêt commun.
L’Algérie est l’un des partenaires les plus importants de la France. Il y a 35 000 personnes inscrites au consulat français à Alger et il n’y a pas un Algérien qui n’ait pas une relation directe avec la France à travers la famille, un ami, un cousin installé en France.
Les Français établis en Algérie comme les Algériens établis en France sont à mon sens une chance pour nos deux pays, nous devons être des « passeurs » comme expliqué dans « 4 nuances de France », ceux qui rapprochent les deux rives de la méditerranée.
C’est une des raison pour lesquelles j’ai fait le choix de rester en Algérie : Donner l’exemple, encourager les entrepreneurs à investir, expliquer qu’ici c’est du travail, celui qui veut gagner rapidement, ne doit pas venir en Algérie. La clef du succès, c’est la présence, la persévérance et la patience.
Je crois également énormément à la jeunesse et à la compétence algérienne car c’est grâce à mes employés que j’ai réussi en Algérie. Si j’ai fait le choix de rester en Algérie c’est aussi pour les accompagner et leur permettre de pérenniser leur entreprise et leurs emplois.
Il y en a d’autres raisons qui m’incitent à rester en Algérie et qui ne sont bien-sûr pas qu’économiques :
Mes employés, mes associés et bien d’autres extraordinaires personnes encore que j’ai rencontré au cours de ces dernières années sont devenus mes amis et lorsque j’avais besoin d’eux, ils ont toujours répondu présent. Ils m’ont fait découvrir une autre culture, riche et différente de la mienne. Je leur en suis très reconnaissant et je n’ai pas eu envie de les quitter.
Outre le côté amical, l’aspect culturel et touristique sont aussi à mettre en avant pour expliquer mon choix.
Des peintres algériens comme Mohamed Issiakhem, Baya, Ziani, Khadda (etc) ont toute leur place dans les plus beaux Musées internationaux, les sites archéologiques de Timgad, Tipaza ou Djemila sont des lieux culturels inestimables.
Le nouvel Opéra d’Alger, le Théâtre National d’Alger, ceux d’Oran et Constantine et bien d’autres salles en Algérie sont des merveilles architecturales.
Quel pays possède la beauté des paysages de Tlemcen à Annaba, d’Alger à Ghardaïa, de Taghit à l’Assekrem de Tamanrasset avec des infrastructures hôtelières d’excellentes qualité ?
Les plus grandes chaines internationales sont aujourd’hui présentes en Algérie mais aussi locales comme les joyaux de La gazelle d’Or à El Oued, du Royal à Oran, sans oublier l’hôtel Aurassi, et les hôtels magnifiques de la chaine hôtelière Saint Georges.
Ces infrastructures permettront, j’en suis certain, la réception des plus prestigieux événements économiques, culturels et sportifs internationaux.
Ces richesses et bien d’autres encore que l’on n’a malheureusement pas le temps de citer sont des atouts concurrentiels inestimables