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Présidentielle française : et si Ségolène Royal se jetait dans la bataille ?

Ségolène Royal est de retour. Elle s'exprime sur tous les sujets et a joué un rôle clé dans le dégel franco-algérien. Et si elle s’engageait dans la présidentielle ?

Présidentielle française : et si Ségolène Royal se jetait dans la bataille ?
Et si Ségolène Royal se jetait dans la bataille de la présidentielle en France / Source : Instagram Ségolène Royal
Riyad Hamadi
Durée de lecture 2 minutes de lecture
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L’élection présidentielle française, c’est dans moins d’une année. Les sondages ne donnent presque aucune possibilité de voir un candidat de la gauche au deuxième tour. À moins qu’un poids lourd de cette grande famille politique ne surgisse d’ici-là.

Des observateurs voient dans Ségolène Royal une possible alternative pour la gauche. Pour la relation France-Algérie, ce serait une excellente nouvelle tant l’ancienne ministre socialiste déploie des efforts considérables depuis quelques mois pour aider les deux pays à dépasser leur brouille.

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Ségolène Royal n’a pas franchement fait part de son intention de se lancer dans la bataille électorale. Elle le nie même à demi-mot. Mais elle vient de lancer une initiative interprétée, à tort ou à raison, comme un premier pas vers la candidature. La femme politique a lancé une initiative pour un “ordre juste”. Un mouvement et une initiative citoyenne, pour le moment.

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Venez vous inscrire sur segolene-ordrejuste.fr pour un avenir sans peur dans un pays en meilleur état pour les jeunes grâce un ordre générationnel juste”, a-t-elle lancé, avec comme premier objectif d’atteindre 5 000 inscrits. Il s’agit, explique-t-elle, de “la construction d’une France enfin apaisée”.

“Les gens de gauche se sentent orphelins”

L’ordre juste, c’est d’abord transmettre un pays et une planète en meilleur état que ce que l’on a reçu”, résume-t-elle. Les bases de ce mouvement et ses propositions ont été explicitées dans le livre que Mme Royal vient de publier, “Mais qui va garder les enfants ?”.

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Pour l’instant, c’est un collectif, mais on est appelé à devenir un parti politique, à condition qu’il y ait un mouvement qui se déclenche”, reconnaît-elle. Détail important, “l’Ordre juste” est un slogan qui était le sien en 2007 et qu’elle a récupéré.

Outre cette initiative, la finaliste de l’élection présidentielle de 2007 multiplie les signes qui laissent les observateurs penser qu’elle n’exclut pas de se lancer dans la bataille. “Et si on se mettait en mouvement ?”, a-t-elle suggéré à la mi-mai dans un post sur les réseaux sociaux, interprété comme une annonce de son intention de s’impliquer dans les tractations de la gauche pour s’entendre sur un candidat en prévision de 2027.

Le maire socialiste d’Alfortville, Luc Carvounas, un proche de Ségolène Royal et qui serait à l’origine de l’idée de l’initiative de “l’ordre juste”, a assuré à Libération qu’elle ne lui a pas parlé de candidature, mais souligne que, alors que la gauche avance en ordres dispersés, “elle est l’une des rares qui peut parler à tout le monde, apporter une expérience, redonner une espérance, sans avoir rien à vendre ni à acheter”.

Si on voit que cette proposition rencontre un écho favorable, on pourrait se retrouver autour de Ségolène et de la notion d’ordre juste”, ajoute-t-il. “Les gens de gauche se sentent orphelins”, dit l’ancienne ministre de l’Écologie.

“La condition, c’est que les gens viennent”

La candidate de 2007 a aussi partagé sur X des révélations du fils d’un militant de l’extrême-droite, Patrick Buisson, sur l’interférence de l’homme d’affaires Martin Bouygues en faveur de Nicolas Sarkozy lors de cette élection. “Et voilà c’est dit. Décidément 2007… Qui aurait gagné à armes égales cette élection ? La France aurait un autre niveau … et une autre valeur morale”, a-t-elle commenté.

Tous ces éléments font penser à certains en France que Ségolène Royal s’apprête à être candidate à la présidentielle. Libération a même titré : “Royal se voit en recours pour la gauche”.

La question lui a été posée directement sur Beur FM. “Je n’irai pas dans un capharnaüm généralisé. La condition c’est que les gens viennent”, a-t-elle répondu. Le mystère demeure entier, mais il reste une certitude : cela fait longtemps que Ségolène Royal n’a pas occupé le terrain médiatique et politique comme elle le fait ces derniers mois. C’est peut-être un symbole, la femme politique a fait son grand retour par la porte de l’association France-Algérie (AFA), à la tête de laquelle elle a été élue en décembre dernier.

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