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Prévisions de la Banque mondiale pour 2027 : bonne et mauvaise nouvelle pour l’Algérie

Les prévisions économiques de la Banque mondiale pour 2027 comprennent une bonne et une mauvaise nouvelle pour l'Algérie.

Prévisions de la Banque mondiale pour 2027 : bonne et mauvaise nouvelle pour l’Algérie
Pour 2027, la Banque mondiale prévoit deux scénarios antagoniques concernant les prix du pétrole / Source image : DR pour TSA
Riyad Hamadi
Durée de lecture 2 minutes de lecture
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La Banque mondiale prévoit une forte hausse des prix de l’énergie et des matières premières cette année ainsi qu’une augmentation des prix des produits alimentaires en 2027.

Des prévisions qui constituent pour l’Algérie à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle.

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Par une mécanique simple, les dividendes supplémentaires à engranger des ventes de pétrole et de gaz pourraient être phagocytés par une facture des importations appelée à être plus lourde.

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El Niño et la guerre en Iran portent les prix vers le haut

Les prix sont portés par un épisode exceptionnel à venir du phénomène El Niño et évidemment le conflit du Moyen-Orient.

Selon des prévisions de la Banque mondiale révélées ce mercredi 28 octobre dans un communiqué, les prix de l’énergie et des engrais devraient bondir cette année de 32 % et de 14 % respectivement.

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Quant aux prix des produits alimentaires, ils devraient augmenter en 2027 de 18 % par rapport à leur niveau de 2025.

La situation au Moyen-Orient a fait flamber les prix du pétrole et des produits énergétiques. La moyenne des prix du baril est passée de 69 dollars en 2025 à 91 dollars en 2026.

Prix de l’énergie et des denrées alimentaires en 2027 : les deux scénarios de la Banque mondiale

Pour 2027, la Banque mondiale prévoit deux scénarios antagoniques concernant les prix du pétrole.

Si la guerre en Iran ne reprend pas après les élections américaines du 3 novembre, le prix moyen du baril sera de 79 dollars en 2027.

Dans le cas contraire, la moyenne s’élèverait à 105 dollars le baril. Ce qui, calcule encore l’institution, ferait augmenter les prix des denrées alimentaires de 12 % supplémentaires par rapport au scénario médian.

La hausse des prix du pétrole devrait tirer la demande vers le bas, de 2,5 %, compensant en partie le recul des livraisons estimé à 5,2 %.

Ce qui inquiète, c’est le risque pour la sécurité alimentaire mondiale induit par la hausse des prix des produits alimentaires.

« La priorité doit être donnée à la protection des populations les plus pauvres et au soutien des pays à faibles revenus, qui doivent déjà faire face à une dette qui pèse lourd », a indiqué Ayhan Kose, chef-économiste adjoint de la Banque mondiale, cité dans le communiqué.

Vers le renflouement des caisses de l’Algérie

Pour l’Algérie, l’aspect positif de ces bouleversements, c’est la perspective d’une hausse encore plus conséquente de ses recettes, qui ont déjà fortement rebondi cette année.

Dans les neuf premiers mois de 2026, l’Algérie a engrangé 37,5 milliards de dollars de la vente de pétrole et de gaz, a révélé le ministre des Hydrocarbures Mohamed Arkab le 17 octobre.

Le ministre a fait état d’une hausse du prix moyen du pétrole brut algérien de 37 % par rapport à la même période de 2025, pour s’établir à environ 97 dollars le baril.

Le prix moyen du gaz algérien a aussi augmenté à 11,3 dollars par million d’unités thermiques britanniques (BTU).

La hausse des recettes de l’Algérie devrait être encore plus conséquente avec l’augmentation annoncée des prix des engrais, l’un des principaux composants des exportations algériennes hors hydrocarbures.

Le renflouement des caisses cette année et très probablement en 2027 est une aubaine pour poursuivre avec une certaine aisance le financement des grands projets d’infrastructures et de la politique sociale de l’État.

Gare à l’importation de l’inflation !

Le revers de la médaille, c’est la perspective de la poursuite de la hausse des produits alimentaires, qui constituent une partie importante de la facture des importations algériennes.

C’est le cas notamment des céréales, de la poudre de lait, des graines oléagineuses et d’autres produits. En attendant l’entrée en production de plusieurs projets structurants, l’Algérie continue à dépenser chaque année de fortes sommes pour importer ces produits.

Si les prévisions de la Banque mondiale se réalisent concernant les denrées alimentaires, l’impact sera double pour l’Algérie.

En plus de tirer vers le haut la facture des importations avec un effet mécanique sur la balance des paiements et les réserves de change, il faudra s’attendre aussi à une répercussion sur les niveaux des prix en interne des produits non subventionnés.

Ce qui tomberait mal alors que les autorités font tout pour atténuer l’inflation. Comme l’a expliqué le président de la République Abdelmadjid Tebboune devant les opérateurs économiques le 14 octobre, la hausse des prix enregistrée en Algérie est une « inflation importée ».

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