
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, s’est exprimé samedi soir sur la rupture des relations diplomatiques entre l’Algérie et les Émirats arabes unis, en écartant tout retour en arrière.
« Quand nous prenons une décision, il n’y a pas de retour en arrière », a-t-il tranché, en reprochant aux Émirats de manquer de reconnaissance à l’Algérie.
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« Même leur compagnie pétrolière [des Émirats arabes unis], c’est l’Algérie qui l’a créée », a rappelé le chef de l’État qui a révélé la raison pour laquelle il a décidé de rompre les relations avec ce pays. Aujourd’hui, Abou Dabi « tente d’exercer son despotisme pour nous dominer. »
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« C’est de l’Algérie qu’il s’agit ! Je n’ai le droit de la brader ni à vous, ni à personne d’autre !» a-t-il dit, en réponse à ceux des Émirats arabes unis qui font semblant d’ignorer les raisons pour lesquelles Alger a décidé de rompre ses relations avec Abu Dhabi.
« La situation est arrivée au point de non-retour », a assuré le président de la République qui a souligné que l’Algérie n’a aucun problème avec les autres pays. « Pourquoi n’avons-nous de problèmes avec aucun autre peuple au monde ? Aucun problème ! »
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Tebboune : « personne ne peut contraindre le peuple sahraoui »
Sur le Sahara occidental, le président Tebboune a déclaré que « personne ne peut contraindre le peuple sahraoui à accepter une décision qui le ferait disparaître de la carte ». Il a ajouté que l’Algérie donne son avis lorsqu’elle est « consultée par ses amis américains », mais la décision appartient aux « Sahraouis, qui négocient à ce sujet avec le Maroc. Des rencontres ont eu lieu à ce propos aux États-Unis et ont porté sur les détails. »
« Nous ne sommes pas plus Sahraouis que les Sahraouis. La décision qui sera acceptée par les Sahraouis, nous l’accepterons », a-t-il dit, tout en insistant sur le soutien de l’Algérie au peuple sahraoui.