
À quelques heures du vote au Conseil de sécurité, la Russie a décidé de présenter un projet de résolution concurrent à celui des États-Unis.
Cette initiative intervient dans un contexte de fortes divergences sur l’avenir de la MINURSO et les orientations du processus politique au Sahara occidental.
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Le projet russe prévoit une simple prorogation du mandat de la MINURSO jusqu’au 31 octobre 2027, sans modifier son mandat ni ses prérogatives.
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Le projet réaffirme la recherche d’un règlement juste, durable et mutuellement acceptable, conformément à la Charte des Nations unies, notamment au principe de l’autodétermination.
Sahara occidental : pourquoi la Russie présente un projet de résolution
Cette initiative rejoint plusieurs réserves exprimées par la Chine et le Pakistan. Pékin défend le maintien du mandat et du nom de la MINURSO, des négociations sur un pied d’égalité et le respect de l’ensemble des résolutions pertinentes du Conseil. Islamabad plaide pour une solution politique fondée sur le dialogue, le consensus entre les parties et le droit à l’autodétermination.
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En présentant un texte concurrent, Moscou ne cherchait pas nécessairement à imposer une résolution alternative mais cette démarche lui permettait de contester une réorientation de la mission décidée sous impulsion américaine, sans véritable consensus au Conseil. Elle offrait également à la Russie, à la Chine et au Pakistan un argument supplémentaire pour justifier leur abstention.