
Au cours d’une rencontre avec l’Association des Journalistes de Défense (AJD) à Paris lundi 5 février, le général Jean-François Ferlet, directeur du renseignement militaire français, a livré quelques observations sur la situation dans la bande sahélo-saharienne et sur le rôle de l’Algérie dans la région, rapporte le journal L’Opinion.
« Si l’on regarde le nombre d’attaques, on ne peut pas parler de dégradation sécuritaire. Il y a un bruit de fond de harcèlements, mais qui existe depuis la fin de Serval (en 2013) et qui continue », estime le directeur du renseignement militaire. Selon lui, « la situation n’est pas satisfaisante, mais elle est contrôlée ».
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« Le niveau de la menace est à la portée de nos partenaires (africains), s’ils voulaient », poursuit le général Jean-François Ferlet, selon des propos rapportés par le journal français. « La balle est dans leur camp et il y a une grosse pression politique sur eux pour la mise en œuvre des accords de paix ». Mais ceux-ci « stagnent » reconnaît le DRM qui n’observe « pas vraiment de dynamique générale ».
Sur la question du G5, force militaire conjointe qui regroupe le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Tchad et la Mauritanie, le DRM estime qu’ « il faut que ça marche, parce que ce n’est pas Barkhane (NDLR : opération militaire française dans le Sahel) qui va régler le problème ».
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Pour le directeur du renseignement militaire français, le problème majeur est celui des trafics (armes, drogues, humains, etc.). Une « gangrène » estime-t-il, avec des « chefs de groupes » qui privilégient leur intérêt particulier sur l’intérêt général, écrit L’Opinion.
Interrogé sur le rôle de l’Algérie, le général Jean-François Ferlet estime qu’« elle est un partenaire, jusqu’à preuve du contraire. On a besoin d’elle » car elle est « incontournable ». « Nous avons des contacts » a-t-il ajouté, rapporte L’Opinion.
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