Une étude publiée le 12 juillet dans la revue Science Translational Medicine révèle qu’un test sanguin pourrait permettre de détecter le cancer du pancréas aux premiers stades de la maladie.
Alors que les personnes atteintes du cancer du pancréas, cancer très agressif, sont souvent diagnostiquées trop tardivement pour être opérées et traitées efficacement, des chercheurs du Penn’s Institute for Regenerative Medicine (IRM), aux États-Unis, ont montré qu’un groupe de biomarqueurs récemment identifiés pourraient modifier les perspectives des patients.
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Les biomarqueurs sont des molécules présentes dans le sang ou dans les urines qui signalent un événement ou un statut physiologique particulier. S’ils peuvent fournir des indications sur la présence d’un cancer, ils peuvent aussi donner des éléments d’information sur le risque d’en développer un.
Reprogrammation des cellules
Pour parvenir à leurs conclusions sur la possibilité de détecter très tôt un cancer pancréatique, les chercheurs américains ont reprogrammé génétiquement des cellules cancéreuses avancées en cellules cancéreuses précoces. Ceci a permis aux scientifiques d’identifier, puis d’isoler des biomarqueurs sécrétés lorsque la maladie est encore à son stade précoce.
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L’un de ces marqueurs biologiques -la thrombospondine-2 (THBS2)- combiné à un autre biomarqueur sanguin (CA19-9), présent au dernier stade du cancer du pancréas, « a permis d’identifier systématiquement et correctement tous les stades du cancer » dans les échantillons de sang des patients.
Un test pour les personnes présentant un « risque élevé »
Ce test est destiné en priorité aux personnes présentant un risque élevé de développer un cancer du pancréas, soit par des antécédents familiaux de cancer pancréatique, soit parce qu’elles sont génétiquement prédisposées à cette maladie, ou encore parce qu’elles ont développé un diabète tardif, c’est-à-dire après 50 ans.
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Selon des estimations du Centre international de recherche du cancer (CIRC), agence de l’Organisation mondiale de la Santé, le cancer du pancréas a provoqué le décès de 330.000 personnes dans le monde (174.000 chez les hommes, 156.000 chez les femmes) en 2012. En outre, le taux de survie à cinq ans est très faible, le plus faible de tous les cancers : environ 5% dans toutes les régions du monde, rappelle le CIR.
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