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Tollé après le limogeage du DG de Radio Cirta à cause de Fairouz

Le limogeage du directeur de Radio Constantine après la diffusion d’une chanson de la chanteuse libanaise Fairouz a provoqué une tollé sur les réseaux sociaux.

Tollé après le limogeage du DG de Radio Cirta à cause de Fairouz
Lynda Hanna
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Le limogeage du directeur la Radio Cirta de Constantine et de trois autres employés, pour avoir diffusé une chanson de la chanteuse libanaise Fairouz, a provoqué des réactions en chaîne sur les réseaux sociaux. Le prétexte serait que la chanson glorifie le christianisme.

Les internautes algériens sont unanimes à condamner cette réaction jugée excessive de la part de la direction de la Radio algérienne. Le journaliste-écrivain Lazhari Labter a partagé sur sa page Facebook la chanson qui a valu aux responsables de la station radiophonique leurs postes, accompagnée de ce commentaire : « Une chanson de l’immense chanteuse libanaise Fairouz interdite d’antenne par le directeur de la Radio nationale, Mohamed Beghali. Une honte. Vive Fairouz, à bas la censure !».

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Le président du Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP), le Dr Lyes Merabet, n’a pas caché lui aussi sa consternation. « Qu’en est-il des chants et autres symboles religieux diffusés par les chaînes de télévision publiques et privées, par le biais des films et ses documentaires ? », se demande-t-il.

« Que fait-on des articles de la Constitution qui garantissent le droit des Algériens à la liberté d’opinion et même à la différence en matière de croyances religieuses ? », ajoute-t-il.

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« Trop ! » s’offusque le médecin. « Fairouz, la chanteuse libanaise qui avait chanté Djamila Bouhired et la Révolution algérienne, censurée en Algérie ! », a dénoncé sur Facebook le journaliste Arezki Ait Larbi qui a accompagné son commentaire avec une chanson de la diva libanaise dédiée à la moudjahida Bouhired.

« Quand diffuser une chanson de Fairouz peut vous valoir un licenciement », s’emporte l’écrivaine Lynda Chouiten, auteure du «  Roman des Pov’cheveux » finaliste en 2018 du prix Mohammed Dib.

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Le vice-président de la Ligue algérienne des droits de l’homme (Laddh), Saïd Salhi, a dénoncé un « scandale ». « La chanteuse Fairouz interdite d’antenne à la Radio Constantine pour sa religion, alors qu’en Algérie il y a toute une communauté chrétienne algérienne qui exerce son culte dans le cadre de la loi », observe-t-il.

Un paradoxe pour certains internautes. « Le hic c’est que la Chaine 3 (radio francophone) diffuse chaque dimanche la messe des catholiques de  (la cathédrale) Notre dame d’Afrique (Alger). C’est à ne rien comprendre dans ce pays », se désole le journaliste Lyazid Khaber.

La direction de la Radio nationale n’a pas encore réagi à cette affaire. Il n’a pas confirmé, ni démenti les informations relayées sur les réseaux sociaux sur le limogeage du DG de la Radio Cirta, à cause de la chanteuse libanaise Fairouz.

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