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Un syndicat demande la limitation de l’activité des CHU au service minimum

Le Syndicat national des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires (Snechu), en grève depuis le 27 avril, réclame la limitation de l’activité de soins dans les CHU au service minimum et aux urgences.

Les enseignants chercheurs se disent « éreintés par la lourde activité des soins » et demandent la limitation de l’activité hospitalière au seul service minimum et aux urgences.

« Soucieux des mauvaises conditions de travail de nos adhérents, de la surcharge de leurs activités et vu la conjoncture que vit le secteur de la santé, le Snechu appelle les conseils scientifiques et les chefs de services des différents établissements hospitalo-universitaires à réduire l’activité de soins au service minimum et aux urgences, afin d’éviter le syndrome d’épuisement professionnel de nos collègues », peut-on lire dans le communiqué du Syndicat, publié ce jeudi 24 mai.

Cette mesure, si elle est appliquée, rendra l’accès aux soins hospitaliers plus difficile aux patients, alors que de nombreux  CHU du pays ont déjà réduit leur activité, de façon drastique pour certains, depuis le retrait des résidents.

Pas de reprise de l’activité pédagogique

Les enseignants chercheurs hospitalo-universitaires, dont le syndicat a appelé à maintenir l’arrêt de l’activité pédagogique qui dure maintenant depuis quatre mois, n’assurent plus de cours, ni de travaux pratiques, travaux dirigés ou examens et n’encadrent plus de soutenance de mémoire d’internat.

Cet arrêt des activités pédagogiques des enseignants chercheurs risque de chambouler gravement le déroulement de l’année universitaire dans les facultés de médecine, surtout que les grévistes ont annoncé que les vacances universitaires des hospitalo-universitaires seront respectées et que « ni cours ni contrôles ne seront rattrapés durant cette période ».

Le blocage des activités pédagogiques a poussé certains doyens de facultés de médecine à faire appel « aux médecins de santé publique spécialistes, généralistes et à des agents d’administration pour assurer l’enseignement ou la surveillance des examens », selon les enseignants chercheurs hospitalo-universitaires pour qui ces actes sont des « pratiques qui n’honorent pas » leurs collègues doyens dont certains ont pris des « mesures d’intimidation » pour briser leur « mouvement légitime ».

 

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