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« Une question de souveraineté » : Tebboune répond au FMI sur les réserves de change

Le président Tebboune a contredit le FMI qui, dans son rapport publié le 21 septembre, prévoit une baisse drastique des réserves de change de l’Algérie en 2031.

« Une question de souveraineté » : Tebboune répond au FMI sur les réserves de change
Deux facteurs principaux déterminent l’évolution des réserves de change de l’Algérie / Source image : Présidence de la République pour TSA
Ali Idir
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Avant son commentaire ce samedi sur les prévisions du FMI, le président de la République Abdelmadjid Tebboune avait évoqué les réserves de change de l’Algérie dans son discours devant les deux chambres du Parlement en décembre dernier.

Il avait indiqué que les avoirs extérieurs du pays étaient à un « niveau acceptable », couvrant les importations du pays pour une durée de près d’une année et demie.

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Les réserves de change de l’Algérie étaient estimées à 69 milliards de dollars en 2024 et 51 milliards en 2025.

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Réserves de change : ternes prévisions du FMI

Dans son dernier rapport publié le 21 septembre dernier, le Fonds monétaire international prévoit une chute drastique des réserves de l’Algérie à 19,8 milliards de dollars à l’horizon 2031 contre 46,5 milliards de dollars en 2026.

Deux facteurs principaux déterminent l’évolution des réserves de change de l’Algérie : le niveau des exportations et celui des importations. L’essentiel des recettes d’exportation de l’Algérie étant tiré des hydrocarbures, les cours du pétrole et du gaz sont donc déterminants dans le calcul des prévisions des réserves.

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Le FMI a basé ses calculs sur l’évolution des importations et les prévisions des cours du pétrole dans les années à venir. Or, l’Algérie a entamé un chantier ambitieux de diversification de son économie avec l’objectif de réduire la dépendance aux recettes des exportations d’hydrocarbures.

Tebboune sur les réserves de change : « Une question de souveraineté »

Dans sa rencontre périodique avec des médias nationaux, dont des extraits ont été diffusés ce samedi 3 octobre, le président Tebboune a démenti les prévisions du FMI en rappelant que l’Algérie est résolument engagée dans la diversification de ses ressources.

« Nous travaillons pour augmenter nos revenus hors hydrocarbures. Ce n’est pas une question de devises. C’est une question de souveraineté », a répondu le chef de l’État à une question sur la fonte du matelas des réserves de change annoncée par le FMI.

Il est vrai que, jusque-là, l’essentiel des recettes en devises est assuré par les exportations de gaz et de pétrole. Mais depuis quelques années, les exportations hors hydrocarbures commencent à bouger, atteignant en 2022 plus de 6 milliards de dollars, alors qu’elles peinaient à dépasser le milliard de dollars les années précédentes. Pour l’année 2026, les prévisions tablent sur 7,8 milliards de dollars.

Des projets qui exporteront ou qui vont se substituer aux importations

La véritable percée des exportations algériennes d’hydrocarbures est attendue dans quelques années, lorsque les grands projets structurants entreront en phase de production et d’exportation. Les plus notables sont les projets d’exploitation des gisements de fer de Gara Djebilet, de phosphate à Tébessa et de zinc et plomb à Béjaïa.

Parallèlement, le tissu industriel se diversifie d’année en année et d’autres grands projets structurants sont lancés dans l’agriculture, comme la ferme géante Baladna à Adrar, ou encore le projet céréalier avec l’Italien BF à Timimoun.

L’Algérie ambitionne, en outre, de porter sa production de céréales à moyen terme à 9 millions de tonnes, couvrant une large part de ses besoins. Même dans le cas où ils n’exporteraient pas, ces projets contribueront à renflouer les réserves de change en se substituant aux importations.

Le projet Baladna est illustratif. La ferme de 270.000 vaches devrait alimenter une usine qui produira 193.000 tonnes de poudre de lait. Un produit que l’Algérie importe actuellement pour une facture de 600 millions de dollars par an.

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