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109e mardi : nouvelle marche des étudiants à Alger

109e mardi : nouvelle marche des étudiants à Alger

De semaine en semaine, le Hirak estudiantin prend de l’ampleur, notamment à Alger. Les étudiants ont de nouveau marché ce mardi 23 mars dans la capitale, mais aussi à Oran et Bejaia où la manifestation de la semaine dernière avait été empêchée par la police.

Depuis le début de la semaine, des appels ont été lancés par la communauté universitaire locale, notamment les enseignants, pour une participation en force à la marche de ce mardi.

Beaucoup appréhendaient ce qui allait se passer après les images de l’empêchement de la manifestation de la semaine dernière. Finalement, le mot d’ordre a été largement suivi par les étudiants et les enseignants et la marche a bien eu lieu, dans le calme cette fois.

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Pour rappel, les forces de l’ordre avaient procédé mardi dernier à l’encerclement de l’université de la ville, empêchant les étudiants même d’entamer la marche.

A Alger où les étudiants manifestent sans problème depuis la tentative d’empêchement de la marche du 23 février, une autre grande manifestation a eu lieu ce mardi.

L’appréhension dans la capitale était liée à la mobilisation, sachant que certaines filières sont en période d’examens. Mais ils ont été nombreux à marcher.

La manifestation a démarré comme d’habitude vers 11h30 de la Place des Martyrs où se sont rassemblés des dizaines d’étudiants et de citoyens. Empruntant l’itinéraire habituel, la marche prend de l’ampleur au fil des minutes.

La procession progresse dans les principales artères de la capitale de la Rue Bab Azzoun, jusqu’à la rue Didouche-Mourad. À chaque rue, les manifestants sont rejoints par d’autres, étudiants ou citoyens, et la foule grossit progressivement.

En tête de la marche, des dizaines d’étudiants et d’étudiantes forment un cordon et brandissent plusieurs pancartes exprimant leurs revendications et leurs avis sur les événements de la semaine et les développements de la situation politique.

Le portrait de l’étudiant Miloud Benrouane est brandi. « Un étudiant oublié dans les geôles du régime », lit-on. Benrouane est en détention à Biskra depuis octobre 2020.

La libération de tous les détenus d’opinion est aussi exigée. Cela, à côté des slogans habituels du Hirak rejetant le processus électoral et exigeant un changement radical du système politique.

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