
Les États-Unis sont en train d’opérer un grand revirement quant à leur position vis-à-vis du président syrien, Bachar al-Assad. Jusque-là, le maintien comme la destitution de ce dernier du pouvoir qu’il occupe depuis juillet 2000 ne semblait pas être la priorité principale de la nouvelle administration américaine, qui veut en découdre, avant tout, avec le groupe État islamique.
Sauf que depuis l’attaque chimique, le 4 avril, contre la localité de Khan Cheikhoun dans la province d’Idlib, les États-Unis ont changé de ton. Ils sont même passés à l’acte dans la soirée du jeudi à vendredi en lançant 59 missiles Tomahawk sur l’aéroport militaire de Sheyrat, situé dans le centre de la Syrie.
A lire aussi : Jamel Debbouze : son restaurant à Paris épinglé pour vente de vins israéliens
Ce dimanche, l’ambassadrice américaine auprès des Nations unies, Nikki Haley, est revenue à la charge, confirmant ce changement de position. La responsable américaine a laissé penser que l’administration Trump est en train de changer d’approche vis-à-vis du président Bachar. « Il n’y a aucune option avec laquelle une solution politique peut intervenir avec Assad à la tête du régime », a tranché Mme Haley, citée par Le Parisien. « Si vous regardez ses actions, si vous voyez la situation, ce sera difficile de voir un gouvernement stable et pacifique avec Assad », a-t-elle ajouté.
Pour l’heure, l’administration américaine n’a pas réclamé officiellement le départ de Bachar al-Assad. Ce changement diplomatique s’accompagne d’une pression militaire. Vendredi, Washington a menacé de mener d’autres attaques punitives contre le régime syrien. « Les États-Unis ont pris une décision très mesurée la nuit dernière (…) Nous sommes prêts à en faire plus, mais nous espérons que cela ne sera pas nécessaire », a prévenu la diplomatie américaine.
A lire aussi : Le Sahara occidental au Ticad 2025 : nouveau revers pour le Maroc
Sur le même sujet :
- Syrie : les États-Unis menacent de nouvelles attaques, le régime reprend ses bombardements
- Frappes américaines en Syrie : coup d’émotion de Trump ou basculement stratégique des États-Unis ?
- Le pétrole termine la semaine en forte hausse grâce à la Syrie
A lire aussi : Gaza : l’ONU déclare officiellement l’état de famine et accuse Israël