Direct Live Search
Search

Le clin d’œil de Bouteflika à l’opposition

Lors du Conseil des ministres tenu ce mercredi, le président Bouteflika a invité le « gouvernement » à un « effort de communication » pour « expliquer le sens véritable » des réformes envisagées à « l’effet…

Le clin d’œil de Bouteflika à l’opposition
Saadia Gacem
Durée de lecture 2 minutes de lecture
Suivez nous sur Google News
Suivez nous Google News
Clock 2 minutes de lecture

Lors du Conseil des ministres tenu ce mercredi, le président Bouteflika a invité le « gouvernement » à un « effort de communication » pour « expliquer le sens véritable » des réformes envisagées à « l’effet d’y faire adhérer la société ».

| LIRE AUSSI : DOCUMENT – Le communiqué du Conseil des ministres

A lire aussi : Imane Khelif dément sa retraite et accuse son ex-manager de trahison

Ce n’est pas seulement en raison des nombreux défis auxquels est confronté le pays, mais le président Bouteflika semble redouter les contrecoups de ces réformes sur la paix sociale, d’autant plus que le Conseil des ministres a décidé d’adopter un projet de loi visant à autoriser un financement non conventionnel pour l’économie, une mesure porteuse de « déséquilibres » au moins pendant une certaine période.

« Si le recours au financement non conventionnel permet au pays de continuer d’avancer, cette formule novatrice interpelle également chacun pour prendre conscience de la difficulté de la période et du sursaut que cela exige », souligne le chef de l’État. « Les partenaires sociaux et le Gouvernement sont en devoir de faire preuve de solidarité et de coordination, pour garantir la progression des réformes dans la paix sociale. Les travailleurs sont donc appelés chacun dans leur secteur, à redoubler d’efforts pour faire avancer les réformes destinées à moderniser la gestion du pays et notamment l’efficacité et la compétitivité de son économie, pour offrir au pays des revenus substantiels à même de garantir sur le long terme, la pérennité de la justice sociale et de la solidarité nationale », a encore insisté le président de la République.

A lire aussi : Visas diplomatiques : l’Algérie accuse la France de « mauvaise foi »

Si l’usage du vocable « partenaires sociaux » peut également intégrer les syndicats autonomes, le président de la République lance même un clin d’œil à l’opposition pour accompagner ces réformes. « C’est parce que l’Algérie dispose encore d’une indépendance économique extérieure grâce au remboursement anticipé de sa dette et à l’accumulation des réserves de change, qu’elle peut recourir aujourd’hui souverainement au financement interne non conventionnel pour éviter une régression de sa croissance qui serait dangereuse économiquement mais aussi socialement. Il appartient donc à chacun de nous, par de-là tout clivage, y compris politique, de s’associer à la préservation de l’indépendance économique et financière du pays par l’adhésion aux réformes et aux efforts que cela requiert », a affirmé le président de la République. Reste à savoir si son appel sera entendu.

| LIRE AUSSILe financement non conventionnel approuvé : l’option planche à billets se précise

A lire aussi : L’Algérie instaure un triple contrôle des importations

Lien permanent : https://tsadz.co/uwszs

TSA +