
Face à l’hécatombe routier, l’Algérie a décidé de muscler sa législation routière. La décision a été prise par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, au lendemain de la chute tragique vendredi 15 août d’un bus bondé de passagers dans l’oued El Harrach à Alger. Le gouvernement a été instruit par le chef de l’État de préparer un nouveau code de la route.
Près de trois mois après le drame d’El Harrach, le document est sur le point d’être promulgué. L’avant-projet de loi portant code de la route, a été examiné, en « dernière lecture » par le gouvernement lors de sa réunion hebdomadaire ce mercredi, et à la « lumière des instructions » du président de la République lors de la réunion du Conseil des ministres, dimanche 2 novembre, ont indiqué les services du Premier ministre dans un communiqué.
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Un nouveau code de la route pour lutter contre le terrorisme routier
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Le gouvernement annonce des mesures « drastiques » et « rigoureuses » contre les accidents de la route.
« Cette mouture du projet de texte consolidé s’inscrit dans le cadre du renforcement des mesures de lutte contre le phénomène des accidents de la route, notamment à travers des mesures drastiques et rigoureuses et un durcissement des sanctions pénales encourues par les conducteurs contrevenants et ce, dans l’objectif de réduire le nombre d’accidents enregistrés chaque année », a indiqué le gouvernement.
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L’Algérie a décidé ainsi de se doter d’un nouveau code de la route plus répressif afin de réduire l’ampleur des accidents de la route qui endeuillent chaque jour de nombreuses familles.
Des mesures qui visent aussi à lutter contre la dérive dangereuse des bus et des autocars, souvent impliqués dans de graves accidents de la route. En moins de 24 heures, 60 personnes ont été blessées dans deux accidents de bus à Ghardaïa et Bejaia.
En 2024, 3.740 personnes ont péri et 35.556 blessées dans 26.272 accidents de la route en Algérie contre 3.268 morts et 33.995 blessés en 2023, selon la Délégation nationale à la sécurité routière (DNSR).