
À la suite des vidéos ayant circulé sur les réseaux sociaux algériens montrant des individus séquestrant et maltraitant leurs victimes, la Gendarmerie nationale est intervenue en procédant à l’arrestation des mis en cause.
Les vidéos en question donnent la chair de poule et alertent sur l’ampleur prise par la violence et le trafic de drogue en Algérie. Elles ont été filmées à Ain el-Benian sur la côte ouest d’Alger.
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Dans la première vidéo, on peut voir deux individus insulter et ruer de coups une jeune fille affalée par terre, les suppliant de la libérer. Dans la deuxième, les mêmes individus torturent et menacent un jeune homme avec une arme blanche.
Un deuxième Hicham Wahrani derrière les barreaux
Il s’agit d’une énième affaire rappelant celle du tristement célèbre Hicham Wahrani, qui a défrayé la chronique au mois d’octobre dernier. De son vrai nom Attia Hicham, Hicham Wahrani a été filmé en train d’agresser et de torturer une personne.
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Tout comme ce Hicham Wahrani, dont la cavale a pris fin à Ain Defla, les auteurs des actes de séquestration et de torture à Ain el-Benian ont été identifiés et arrêtés par les éléments de la Gendarmerie nationale, qui n’ont pas tardé à enclencher une enquête.
Les gendarmes, ayant multiplié les renseignements, ont ensuite traqué les suspects, notamment le mis en cause principal, pour enfin procéder à leur arrestation et à la perquisition de leurs domiciles à Mahelma, dans l’ouest d’Alger.
L’opération a débouché sur l’arrestation de cinq personnes soupçonnées d’être impliquées dans ces deux affaires et sur la saisie de plusieurs armes blanches, 6 petits sachets contenant de la cocaïne, ainsi que des téléphones portables et une somme d’argent, dévoile un officier de la Gendarmerie nationale au micro d’El Bilad.
Les gangs de rue continuent de semer la peur en Algérie
Le même intervenant indique que les suspects, à la suite de l’accomplissement des procédures judiciaires en vigueur, vont être présentés devant le procureur de la République territorialement compétent.
Plusieurs vidéos montrant des agressions, des séquestrations et divers actes de violence physique et verbale circulent sur les réseaux sociaux. Les mis en cause sont souvent des membres des gangs urbains, qui sèment la terreur dans les quartiers des villes algériennes.
Un fléau dopé par la consommation des drogues dures et des psychotropes qui a atteint des proportions effrayantes ces dernières années en Algérie.