
Vers la fin du gel de l’agrément de nouvelles écoles privées en Algérie. La décision du gouvernement a été dévoilée ce jeudi 25 décembre par le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saadaoui.
Un cahier des charges réglementant l’activité est en préparation et les agréments reprendront dès que le texte sera prêt et publié, suivant les explications du ministre qui s’exprimait lors d’une séance de questions orales au Conseil de la nation. M. Saadaoui n’a donné aucune date pour la reprise de la délivrance des agréments.
A lire aussi : Inscription à la vaccination anti-Covid : prenez rendez-vous en ligne
Au total, 628 écoles privées sont fonctionnelles à l’échelle nationale, réparties sur 38 wilayas, selon Saadaoui.
A lire aussi : Société civile – classe politique : la tenue d’une conférence nationale se précise
L’Algérie a autorisé l’ouverture établissements d’enseignement privés en 2004 et 2005 sur la base d’un cahier des charges les obligeant à appliquer le programme d’enseignement officiel.
Ayant constaté que certains établissements ne respectaient pas les conditions stipulées, le gouvernement a suspendu en 2022 l’octroi des
agréments et procédé à la création d’une commission multisectorielle chargée d’élaborer un nouveau cahier des charges. Celui-ci est au niveau du secrétariat général du Gouvernement, a fait savoir le premier responsable du secteur qui n’a donné aucun sur les nouvelles conditions pour l’ouverture de nouvelles écoles privées.
A lire aussi : Algérie : révélations glaçantes sur le drame du bus de Oued El Harrach
L’Algérie va reprendre l’agrément des écoles privées
Le gouvernement oeuvre à “orienter ces écoles vers la spécialisation, à travers l’encouragement de l’investissement dans ce sens, en vue de concrétiser les orientations de l’Etat visant à améliorer la qualité de l’éducation », a indiqué le ministre.
Il a rappelé dans ce sens les orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, sur la nécessité de « diriger les écoles privées vers de nouvelles spécialités, en adéquation avec les efforts de l’Etat pour introduire de nouvelles spécialités scientifiques, telles que l’informatique, la cyber-sécurité, les nanosciences et l’intelligence artificielle ».
Invitant les investisseurs désireux d’intégrer le secteur à soumettre leurs demandes, Saadaoui a précisé que l’octroi des agréments est tributaire du respect “des conditions et de la carte scolaire adoptée par le ministère, liée à la répartition des écoles selon les besoins, ainsi qu’à la finalisation du dossier d’ouverture d’établissements spécialisés, qui est en cours d’étude ».