
La championne algérienne de gymnastique Kaylia Nemour souhaite tourner la page de son passé et oublier les « pressions » qu’elle a subies au sein de son club formateur d’Avoine-Beaumont. Aujourd’hui à Dijon, la jeune athlète assure qu’elle essaie de “passer à autre chose”.
Kaylia Nemour a d’abord changé de nationalité sportive en 2022, optant pour le pays d’origine de son père, l’Algérie. Elle a ensuite changé de club en 2025 après une polémique sur les méthodes d’entraînement à Avoine-Beaumont. Elle a opté pour le club de gymnastique de Dijon.
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Néanmoins, les dirigeants de son ancien club semblent continuer à remuer le passé, à en croire les déclarations de la championne olympique 2024, reprises par le quotidien français L’Equipe ce samedi 3 janvier.
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“J’ai l’impression que les gens d’Avoine se servent de mon histoire pour raconter la leur, et ça m’agace un peu”, regrette-t-elle, les accusant d’interpréter “en bien ou en mal, quand ça les arrange”, de “rester dans le passé” et de lui “cracher dessus”.
Kaylia qui a fêté ses 19 ans le 30 décembre dernier a raconté son calvaire et celui de nombreuses jeunes gymnastes dans un livre intitulé L’ombre de l’or, paru en 2025.
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Un livre qui, assure-t-elle, l’a “aidée à avancer”, comme “un journal intime ou une thérapie” et que cela lui a “enlevé un poids” de sa tête et de son corps.
Kaylia Nemour : “Je n’ai plus envie d’histoires”
“Pendant longtemps, je pensais que ce que je vivais à Avoine était normal. Quand je me suis rendu compte que ça ne l’était pas du tout et que j’ai commencé à m’exprimer, on m’a traitée sur les réseaux sociaux de menteuse, de tricheuse, de profiteuse. Ça commençait à me ronger, et le livre m’a permis de me libérer”, raconte la double médaillée (or et bronze) aux derniers championnats du monde.
Bien qu’elle soit aujourd’hui “très épanouie” et qu’elle cherche à “apprendre à découvrir le monde différemment”, Kaylia Nemour reconnaît que ça reste compliqué de se débarrasser du fonctionnement dans lequel elle a grandi.
“J’ai toujours la pression du regard des autres, la peur de décevoir. (…) Bien sûr, il y a toujours quelqu’un pour me tirer par le col et m’obliger à me retourner. Et ça fait tellement mal. Les haineux me le rappelleront toujours et je n’oublierai pas”, dit-elle.
“Je n’ai plus envie d’histoires. Parce que j’aime la gym, j’ai envie de me dépasser. Et ça, je le fais maintenant pour moi”, conclut la championne olympique algérienne.