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Grève des transporteurs en Algérie : l’UGTA s’implique

Le syndicat UGTA s’implique dans les efforts déployés pour mettre fin à la grève des transporteurs.

Grève des transporteurs en Algérie : l’UGTA s’implique
Grève des transporteurs : l’UGTA propose un plan de sortie de crise. | APS
Sonia Lyes
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Déclenchée depuis une semaine pour protester contre le projet de loi portant Code de la route, la grève des transporteurs se poursuit. Certains routiers ont repris le travail, mais d’autres non.

Des consultations ont été engagées dès le 2 janvier par des représentants du ministère de tutelle avec leurs représentants, assorties de la promesse d’une éventuelle révision du texte.

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Le mouvement, qui a touché le transport de voyageurs et de marchandises, fait désormais planer le risque d’un enlisement aux conséquences de plus en plus visibles sur les marchés et les circuits d’approvisionnement. 

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Face aux tensions provoquées par cette grève, l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) est sortie de sa réserve pour proposer un plan de sortie de crise.

C’est ainsi qu’elle a formulé une série de propositions susceptibles, selon elle, de mettre fin à la crise des transporteurs et d’éviter, à l’avenir, toute forme de mouvements de protestation.

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Ce que propose l’UGTA 

Principale proposition : nécessité d’organiser les transporteurs au sein des chambres de commerce. « Une démarche qui leur permettrait d’acquérir une identité professionnelle et économique et de disposer, conformément à la loi, d’un cadre légal leur permettant de négocier leurs revendications et de soumettre leurs préoccupations à l’avenir », soutient Amar Takjout, SG de l’UGTA dans un entretien au quotidien El Khabar.

Selon lui, une séance de travail s’est récemment tenue avec des représentants de la Fédération des transporteurs affiliée à l’UGTA.

Cette rencontre a permis d’examiner l’ensemble des préoccupations et des revendications exprimées par les professionnels du secteur. Pour le patron de la centrale syndicale, les formes de protestation observées actuellement ne constituent pas, à proprement parler, un mouvement structuré, mais révèlent plutôt l’absence d’une couverture syndicale habilitée à paralyser un secteur vital.

Une grève sauvage 

« La majorité des protestataires ne sont ni représentés ni affiliés à une organisation syndicale », affirme-t-il, précisant par ailleurs que le syndicat agréé des transporteurs n’a annoncé aucune action de protestation.

S’il reconnaît le caractère légitime des revendications soulevées, Amar Takjout estime toutefois que le recours à la paralysie du secteur demeure injustifié, dans la mesure où la décision de lancer ce mouvement n’a pas respecté les procédures légales en vigueur.

Sur cette base, la direction de l’UGTA a transmis des propositions aux ministères concernés, notamment celui de l’Intérieur et des Collectivités locales et des Transports et à celui du Commerce, d’après la même source.

Ces propositions appellent à l’organisation de l’ensemble des transporteurs au sein de structures syndicales représentatives, ainsi qu’à leur inscription auprès des chambres de commerce, afin de leur permettre de négocier leurs revendications de manière organisée et institutionnelle.  

Takjout a précisé que les transporteurs protestataires ont soulevé plusieurs préoccupations lors des échanges, notamment les difficultés liées à la disponibilité et au coût des pièces de rechange, à la fiscalité, à la déclaration auprès des services de la sécurité sociale, ainsi que d’autres revendications également portées par le syndicat des transporteurs affilié à l’UGTA.

Il a insisté sur la nécessité d’imposer aux transporteurs, en tant qu’acteurs exerçant une activité commerciale libérale, de se déclarer auprès des chambres de commerce.

Une mesure qui permettrait de « disposer d’une base de données statistique annuelle sur les besoins du marché, d’orienter l’investissement, de renforcer la planification des priorités d’approvisionnement-notamment en pièces détachées-et de faciliter le traitement des plaintes et des revendications ».

La seule solution pour éviter la reproduction de crises similaires, selon lui, réside dans la sensibilisation des transporteurs à l’adhésion à des syndicats organisés, capables de négocier officiellement avec les autorités tout en préservant l’intérêt général.

Dans cette perspective, Takjout a également évoqué le travail mené par une commission interne à l’UGTA chargée d’enrichir certaines dispositions de la loi n° 23-02 relative à l’exercice du droit syndical.

Le rapport, comprenant une centaine de propositions, sera transmis au ministère du Travail après son adoption. Il a enfin proposé d’aller vers un « système professionnel » pour les transporteurs, leur conférant une identité professionnelle et économique, ainsi qu’un statut juridique clair, leur permettant de dialoguer, à travers le registre du commerce et les chambres de commerce, au sein d’organisations syndicales officielles et structurées.

Lien permanent : https://tsadz.co/c37iw

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