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Transition énergétique : pourquoi l’Algérie doit accélérer

Un rapport dresse du cabinet britannique GlobalData sur le secteur de l’électricité en Algérie explique ce qui freine la transition énergétique du pays.

Transition énergétique : pourquoi l’Algérie doit accélérer
Gaz, monopole…Les freins à la transition énergétique en Algérie. / Pixabay
Célia Achour
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Un rapport dresse du cabinet britannique GlobalData dresse un bilan sur l’évolution de la capacité maximale de production d’électricité (GW) en Algérie, la part des différentes sources d’énergie dans la production de cette énergie, avec des projections jusqu’en 2035.

L’étude analyse aussi les moteurs du marché, les défis structurels, les opportunités d’investissement et les principaux acteurs.

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Une transition énergétique lente

Le système électrique national reste dominé par les centrales à gaz, et cela malgré le souhait des autorités de passer aux énergies renouvelables.

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Les infrastructures gazières et les réserves de gaz font que le mix énergétique algérien reste dominé par le gaz naturel. Selon Power Technology qui a repris le rapport, d’ici 2035, ce mix devrait représenter 85,2 % de la production d’électricité du pays.

En termes de capacité installée, le thermique pèserait 72,4 % du total à cet horizon, contre 97,5 % en 2025, soit une baisse de 25 % en 10 ans.

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Sur le court terme, le pays n’est pas inquiété par une pénurie. Même si les réserves de gaz sont abondantes, elles ne sont pas interminables. Une diversification des sources de production d’énergiesest plus que nécessaire pour éviter au pays d’être vulnérable.

« Cela permettra à l’Algérie de ne pas subir de pressions pour exporter son gaz », pointe le média qui ajoute: « La diversification énergétique réduit les risques de perturbations internes (infrastructures, production). » Le monopole concentré sur une seule énergie affaiblit la diversification du mix énergétique. 

Le gaz naturel est l’une des principales ressources du pays avec environ 4.500 milliards de m³ de réserves exploitables. L’Algérie produit 110 milliards de m3 de gaz par an, dont la moitié est exportée, et l’autre consommée localement.

Le pays cherche à porter sa production à 200 milliards de m3 pour faire à la hausse de la consommation interne et garder sa place sur le marché européen du gaz.

Les financements publics dépendent en partie des revenus issus de l’exportation des hydrocarbures. En conséquence, en cas de recul des prix du pétrole et du gaz, les recettes en devises du pays baisseront. 

L’énergie gazière reste la principale source d’électricité en Algérie. Le gisement de Hassi R’Mel en est l’acteur majeur : il est l’un des plus importants au monde.

Découvert en 1950 dans le Sahara algérien, il est le point central des exportations vers l’Europe. « Le fait d’utiliser son propre gaz permet à l’Algérie de produire une électricité à un coût plus maîtrisé et plus stable, surtout comparé aux pays qui doivent importer leur énergie de l’étranger. »

Manque de concurrence

Détenu par les groupes publics Sonelgaz et Sonatrach, le secteur énergétique algérien « ne bénéficie pas d’un marché réellement concurrentiel et d’un cadre réglementaire pleinement transparent », critique le rapport.

Ce qui « freine l’arrivée de producteurs indépendants d’électricité dans les projets renouvelables ».

En Algérie, le développement des énergies renouvelables dépend des contrats d’achat d’électricité appelés Power purchase agreements (PPA). « L’exigence de produits locaux dans les projets ajoute un niveau de complexité et de risque qui peut dissuader certains investisseurs. »

Lien permanent : https://tsadz.co/fnicb

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